Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 15v
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- à pour son service et bon plaisir. Et nous souhaittons toutes
- doret
- ces choses, non pas à cause des bienfaits il nous a comblés (quo
- ils servent aussi u nous porter d’avantage à cet amour) mais quand
- mêmes nous n penson pas à ces bien faits nous l’aimons à cause
- de ’eminente perfection de son essence, parce qu’il est un Dieu si
- excellent grand et si excellent, et si digne d’amour. Enf Enfin
- nous l’aimons pour luy même à cause de sa boute, c’est à dire à
- cause de sa perfection sonveraine et glnerale, à fin qu’on ne s’imagie
- que c’est le seut attribut de la bonte particuliert, qu’on entendercy.
- Mais, vous entendrés mieux d la soite la nature de l’esperance
- comprendi
- et de l’amour, car je vous apprendray un beau secret
- que vous n’auries pentestre jamais sȩus toute hostre vie, et que bien peu
- de personnes devotes sçavent assez, même de ceux qui se croyent sse
- bien versés dans les matieres spirituelles
- Utilité firons nous de ces trois Vertus Divines.
- D. Quele
- aud
- un
- lie qui estter gr
- brito
- man en estatVereteuor
- Elle est tres grande Car toule
- acte de quelqu’une de ces vertus, nous recems de nouveau une grace
- 3
- sanctifiante toute nouvelle, dont la nature est tres pretieuse
- D. quel est dons le prix de cette Grace.
- Si Apours parler humainement le ciel et la terre, et la mer
- estoient changes en or et pierreries pretieuses tout ce th tresor ne
- vaudroit pas une petite seule petite goutte de cefte grace.
- meritent, rien, car qui est assujetti au peché est ennemus de Dieu, et
- obteni) epantiennt cette grace
- D. Mais quand nous sommes dans le peché, pouvons nous meriter
- Res de foy et d’esperance exercés par un pecheur ne
- C. Fobtiennent
- ne sçauroit meriter bien que
- que pour les justes, et nullement pour les pecheurs qui sont tombés. Et
- quand je serois tombé quelque jour dans un peché mortel, il me faudroit
- quitter les exercices de pieté, puisque les actes des vertus meseroient
- inutiles
- ce n’est pas ainsi mon cher que vous le deuvés prendre
- Et voila deux points que vous devés bien considerer
- premieremen
- quoyque ces oenures d’un pecheur soyent mortes et n’ayent point la dignite
- dieu
- de mériter tou d’attirer) la grace comme ere soite
- ne s
- sion de ces actes, pour aider le pecheur à sortir de l’estat ou il se
- touve. Secondentent il y a certatns demvres de pieté, sç avoir
- celles ceux de la coilection ou de la troisieme vertu divine, les quelle estant oren
- c’est par cela même que l’homme se trouve trausferé de l’estat de
- pecheur à celuy de juste. Ainsi ny le juste nes le pecheur ne doit
- DD. Il y a donc bien de la difference entre ces trois vertus
- et la foy et l’esperance dans la volont =E on ne sçauroit avoir l
- resperance et la dledion, sans avoir preallablement la foy; et n ne
- d’esperance mais on peut avoir la foy sans l’esperance et la dilection
- etla foy et l’esperance sans la dilection 3.Un pecheur peut reten
- la foy et j’esperance apres avoir prperdu la dilection, mais quand
- 4quard un pecheur exerce la foy et laarit il n’en est pas justifié.
- quoyque cela serve en quelque façon à faciliter sa conversion, comme il a ele
- c’est par là qu’on est incontinent
- justifié et comme ressuscite De sorte que les oeuvres de la dilection
- rov VI (proverb. VIII. . 1 Pet. 1V) comme il a este dit cy desso
- surpassent toutes les autres, et que nous devons prier Dieu jour et nait
- de nous reuplir le coeur dson amour.
- la foy et l’esperance est perdue, la dilection l’est aussi. Car on a offensé Dieu
- par un peclé mortel d’infidelité et de des espoir mais tout peché morte
- est atrectement contraire à lanour de Dieu. Qui offense grrevement
- n’aime point, et par consequent, qui peche mortellement herd l’amour.
- Mais quand on exerce n acte d’amour
- Asseurement. Car la foy consisse principalement dans l’ente ndemen
- scauoit avoir lafe oie la dilection sans avoir la foyet
- lapess servir de l’occa
- par une pure liberalité et boute surabondante de
- Megliger les exercices, d de pieté.
- divines à ce que je vois
- l’oeuvre d’un ennemys ne sçauroit plaire, quant à la personne qui l’opes
- dais ce qui n’est pas agreabe
- D. Si cela est, to tous ces beaux preceptes dogmes ne sont
- aH
- Car quand vors fissies
- si vous vous donnes
- un peu desatren
- de receugir,
- par amorite de
- Jesus christ que Dieu
- a altacte gracieu-
- sement a et acter
- et nous recevons
- efectivement et
- Fles protestans mettent
- Lencor la foy dans
- volonte, et par conse.
- quent il luy attribuent
- des effects, que l’auteu
- icy n’attribue qu’à la
- dilectionY
- =Fccla ne se doit entendre
- qu’en vertu de la prac
- ou lu benignité de Dieu
- oee ist nonta
- u
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8, fol. 15v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068331:0030?run=74