Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 6, 13, fol. 11r
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- dela
- e
- Ch. 26. 2 Tome partre de l’Apologre de M. Arnand pour les
- catholiques contient des exemples des conversions ees protestans depuis plus de
- 60 ans on en voit plusieurs qui de protestans sont redevenus Catholiques, et je ne
- sçays’il y en a aucun qui de cutholique se soit rendu ptestant. les dues de Neuboury sont rentres
- dans l’Eglise, les maisons Electorales de saxe et de Brandebourys (+ saxe di) ont ien de leur princes
- qui ont fait la même chose. La conversion du prinee Edouard de la maison patatine a
- donné à l’Egtise des princesses qui l’edifient par ler preté. La princesse Louyse sa soeur
- quittoit une mere qui l’aimoit tendiement, un pays ou elle estoit respectée comme une
- fille de roy, une cour qui tenoit à houveu de la posseder, pour s’ensevelir toute vivante
- dans un monastere et y mener une vie tres dure en qualité de simple religieuse. Que
- selle en est depuus devenue Abbesse, outre qu’on ne peut pas dire que c’estoit
- en cette veue qu’elle y estoit entrée l’Abbesse sons la quelle atte avoiz fait professio
- estant aussi jeune quelle, cette nouvelle qualité n’a esté qu’un plus grand temoignon
- de sa vertu puisuso ellerien est que plus humble et plus eloignée dese prevatoir d
- a qualité pour le dispenser de l’observance de la regle. Il y a deux branches dela
- maison de Hesse, qui ont abjuré l’heresie, et jC ne sey se s’il y a gueres er de
- prince qui a quitte la religion, ou il estoit ne pour ambrasser la catholique avec
- ens de connoissance de cause et plus d’application à s’instruire de la verite que le
- chef de l’une de ces branches qui est le prince Erneste de Rhinfels. il consulta
- avant que de Manu ger les plus habiles gens de l’Europe de diverses religions
- il écouta les avis qu’ils luy donnerent, il en pesa les raisons, et il ne se determinu
- qui par des motiff si caisonnables et si convainquans que Messr de contereboun
- mirent en eait par son ordre, qu’il a este impossible ay aux lutheriens ny
- aux catholoques de les renverser. Il a pris tant de soin de se bien instruire des verités quel
- avoit embrassées, qu’apres en avoir esté pleinement persuadé; qu’il s’est trouvé en estat
- en estat de les defentre luguûme, et qu’il l’a fait dans les rencontmes, qui s’en sont presentées
- par des ecrits, dont il est ’autem.
- je ne parteray point de Caheine d’Atrylterre femme du
- Roy jacyres et fille du Roy de dannemart quoyque j’aye appris de la femme d un Ambassadeur
- defrance leu Angletene, que cette Reine luy avoit fait non fiance desoon secret, et luy avoit monstré
- de lieu ou elle faisoit dire la messe. Cais que diront ils de la feul du chesse de Tork. Ja mais con
- version at elle esté moins suspecte d’interest human. Elle en a elle même declare les motifs, et ou sçait
- qu’elle est morte dans des si grand sentimens de pieté et dans une si grande joy e d’avoirembrasse
- la celigion ratholique, qu’elle se seroit estimée leurense d’ensceller laverité de son sang. La
- conversion du due de Vork est encor plus hors de prise à tousles soubhons de la malignité
- humaine. Qui peut douter, quon ne soit catholique par des motifs de conscience, quandonnele peur
- estre, qu’en risquant une couronne, et en s’exposant d’en estre exclus par la violence et parles
- cabales des gens entages qui temaignent estre resol us de remplir toute l’Angletene de sang et
- de Carnage, plustost que de voir sur le throne un Woy catholique.
- Mous. monder natif de Coloque, prit le partyde Arminiens et fut tres estimé
- de M. Grotius. Quoyqu’il eust peu estudie et qu’il fust obligé de gagner sa vie par son travaie
- il ne laiss
- pas d’apprendre la latin et le Grec et par la beauté de son genie il poussa si loinla presie
- flamande, qu’l n’a encor en personne qui l’ait égalé Mais les conferences qu’il ent avec Lecuard Marius
- l’un des autes d’Amsterdam tres grand homme dans la controverse. et qui scy̧ avoit parfaitement les langues
- 1V
- originales, il se fit at holique, et depuis il traduit en vers flamands tans bes, l’eammes de david d’une maniere
- treste ditiante et tres noble, au lieu que celle dont les prelendus Reformés se servent dans leur preches est ass
- pitoyable que l’est en franģois celle de Marot et de Beze
- Il n’y a point de sçavant dans l’Eurpe qui n’ait vuy pouler deMultenon, taut sa ceputation a estegrande
- pour la connoissance de la nature. il est danois depration, il estoit engagé par sa naissance dans la celrson
- de Luther pon laque est il estoit a esté tres felé. Il estoit aimé et estimé de son loy qui temant à houveur de
- dans ses estats un homme d’un si grand non, n’auroit pas manqué de l’y reteur par des gralifications si Dieu
- ne l’avoit appellé ailleurs Mais est aut à Amsterdam Dieu se servit d’un cure de cette rille là tres homme de
- bien, et tres éclaire pour le retirer de l’erreur et il ne faul point d’autre prenne de la sincerité de sa convesson
- que la vie sainte et toute piense qu’il atousionrs menée dépuis ayant quitté toutes les sciences humaines, qui
- un jenne Hollandois nomme M. Albeit Burys, dont les ayeux de pere et de mere Albert Courad Bury,
- luy avoient acquis tant d’nouveur, pourne l’appliquer qu’à servir Dieu-
- et pienre corneli Hooft ont esté dans les plus grands eauplois, et son pere, qui s’appelle M. Bury de Corte hoef
- a une des plus belles charges de la Hollaude qui est celle de Tresprier General. Il estoit aisue, avoit des
- grandes qualités de corps et d’esprit, sçavoit les langues vulgaires devint fore habile dans le latin, dans
- le grec, dans la jurispindence dans la pilososie et dans les mathematiques ce qui luy auroit pu
- estre une occnsion de passer de l’heresie à l’atheisme par l’amitie qu’il contracta avec spinosa
- le plus impre et le plus dansereuxhomme de cesiecle. Voy ayant en ilatie il ailloit les catholiques
- une maniere si antra gense, que ses compagnons la menacoient souvent de se separende eu
- depeur quecelane leur fit des affaires. Il se plaisot à disputer avecles cattroliques dien se servisde
- la presontron pour j’attirer à luy. il ent une conference dans l’estat de venise avec un excellent religie
- qui luy parta avec tant d’ouctione et tant de lumieres qu’il sortit tout changé de cet entretien; il acheva
- de se determiner dans l’Eglise de S. Autoine de padoue apres y avoir fait une lonque et fervente priere
- et se nit sons la direction d’un pieuxet
- il recent les sacremens, et estant arrivé a Rone,
- sy̧avant dominiquam docteu detouvaiu qui estoit de la ville d Amsterdam nomme le P. Harney. Ohr
- l apput à Amsterdam, ou cuy écuioit des dectres menasantes, on ne luy envoya plus d’argent. Il renvoye
- e
- son valet il s’habille pauvrement, il vit de même il se met en estat d’avoir besoin de si peu de chsse
- qu’il ne fu pdint obligé pour cela de dependre depersonne. le Bruit de sonchangement et de sa pieté
- estant repandudans Rome, il se trouva des persounes chautables qui luy offrirent une somme consideratle
- arsentichas il la refusas en declaiant, qu’iel anoit prons a dier dess rendre at dlontairement
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 6, 13, fol. 11r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068348:0021?run=74