Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 7, 6, fol. 1r
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- La Paix de Westfalie faite en 1648 fut avantageuse aux Protestans, et les mit
- en estat de se maintenir contre le parti de Rome. La France jalouse de la Mait
- d’Austriche avoit esté obligée de se joindre à la Svede, aux Estats Generaux, et à une
- partie des Princes d’Allemagne pour moderer la puissance formidable de cette mai
- son. Et Dieu donna des victoires au bon parti, qui forcerent les Austrichiens de restituer
- les affaires de la religion dans l’Empire à l’Estat de l’an 1624, et les Espagnols
- de renoncer à la souveraineté des Provinces Unies. Si l’Angleterre n’avoit pas este
- mise hors du jeu par les troubles internes, qui la dechirerent alors, il ya de l’apparence
- qua la paix auroit este encor plus avantageuse.
- Mais il se trouva, que les Protestans par leur negligence et leur peu d’union ne furent
- pas longtemps en estat de maintenur leur superiorité, ou du moins l’egalité necessaire pous
- leur conservation; et depuus ils perdirent tousjburs terraim dans toutes les negotiations et
- dans toutes les traités. La Suede se brouilla avec ses voisins, et depuis, pendant la minon
- te du feu Roy Elle p’attacha étroitement à la France. Louy5 XIV voyant les Austri.
- chiens abbaisses s’erigea en protecteur du parti papiste; il gagna Charles II. Roy d’An
- gleterre, indifferent pour la religion et pour la gloire, et les Anstrichiens mêmes avec
- leur amis par un Jele mal entendu, assistoient la France et ses amis, quand il s’agissoit
- de chagriner les Protestans. Amsi les Papistes, tout ennemis qu’ils estoient d’alleurs, s’uon
- soient tous jours contre le parti protestant, qui ne faisoit pas de même
- Apres la conclusion des Fraités de la paix de Westfalie, il s’agissoit de de l’Executis
- Une partie de ce qu’il falloit faire pour cela fut reglée un peu apres à Nurenberg, mais
- beau coup de points resterent indecis. Le parti Papiste avoit pour luy la Cour de lienne
- et les Arrests du Conseil Impenal Aulique luy estoient presque tousjours favorables sur tout
- quand on trouvoit une occasion propre à les executer. Cela parut dans le different ent
- Electeur de Mayence et la ville d’Erfort, et dans celuy que ce même Prince avoit comp
- Eveque de Wurt bourg, avec les Princes de Brandebourg en Franconie et dans cent autres
- occasions. Et quoyque l’Electeur de Mayence fut tres mal alors avec la Maison d’Austrict
- ayant esté comme l’auteur de l’Alliance du Rhin faite pour empecher l’Empereur
- d’envoyer du secours au pays bas avant la paix des Pirenées; on aima mieux de
- ouffrir, que ce Prince menât des trouppes estrangeres dans l’Empire sous un General
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 7, 6, fol. 1r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068365:0001?run=74