Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 7, 6, fol. 1v
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- Francois pour se rendre maistre d’Erfort, que de perdre l’occasion de mettre une ville
- Protestante sous le joug d’un Prince du parti de Rome. Et quoyque le Cardinal de
- Fuistenberg fut ennemi jure de la Maison d’Austriche, luy et ses creatures estoient
- favorisés à Vienne contres les Protestans dans l’Eveché de Hildeshein et ailleurs
- L’on sait aussi que souvent les Ecclesiastiques de l’Empire ont temoigné
- que la seule necessité et force les faisoit deferer à la paix West falie, qui ne les
- obligeroit point, quand la necessité cesseroit, par ce que ce Traité avoit esté declare
- nul, par le Pape, à qui ils doivent (disent ils) une obeissance entiere.
- Le parti Romaire en general, animé par les succes commenca peu à peu fu
- sapper la paix de Westfalie par les fondemens, en luy donnant des interpretations tout à
- fait contraires tant aux bexte qu’à l’esprit du Fraité. Je me souviens d’un
- temps, que les Princes du parti Romain dans l’Empire, tenoient eux mêmes pour
- certain, qu’il ne leur estoit point permis de changer l’Estat de l’an 1624 et
- d’introduire l’exercice Roman, ou il n’avoit point esté alorr. Le Duc Jean
- Frideric de Bronfoic. Lunebourg residant a Hanover, prince fort sage et modere
- prit les choses sur ce pied là, et c’estoit une chose establie alars. Mais peu à peu
- on pretendit, que le droit de Reformer, que les Princes de l’Empire avoient eu l’ax
- 1624, devoit subsister aussi, et qu’ainsi un Prince pouvoit fort bien introduire
- l’Exercice Romain dans les lieux, ou il n’avoit point esté alors, et même dans
- les Eglises des Protestans dans un temps, ou leur service ne se fait point, ce qu’on
- appelle Exercitium Simultaneum. C’estoit changer entierement le dessein du Trait
- et rendre la regle de l’an 1624 inutile. Mais c’est, de quoy on se soucioit fort
- peu. Et non obstant les Remonstrances on venoit aux voyes de fait.
- Mais ce fut sur tout une chose estrange de voir, que dans la negotiation de
- Rynryck les Austrichiens et leur Amis s’entendirent avec la trance au
- desavantage de nostre Religion, que le Ministre mediateur Suedois ne fit pas
- tout ce qu’il pouroit, quoyqu’il jouât une espece de Comedie pour fair paroit
- on Tele trop tard; et que les Ministres d’Angleterre et de Hollande y donnerent
- les mains pour laisser Strasbourg à la France, et pour laisser inserer dans le Trais
- la Clause du quatrième article, qui derogaoit à la paix de W’est falie dans
- tous les pays que la France avoit occupes non obstant, la restitution, qu’elle
- la religionny l’Empire
- en faisoit, sans parter uy de ce qui ne regarde point. La poix le hyswyck
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 7, 6, fol. 1v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068365:0002?run=74