Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 19, fol. 627r
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- a Mons. petisson
- 18 Mars 1692
- es
- Monseur
- B eu l’honneur de recevor
- l’ay e vostre grande et importante lettre du
- 1y de feuurier, aussi bien que Vos ordres du 2c et du 24
- avec l’obligeante ceponse de M. pirot, à la quelle je ne manqueruy
- pas de repliquer quand j’auray quelques nouveautés literaires
- qui luy pourront donner quelque salisfaction, pour ne point ecpine des
- lettres vuides.
- je suis bien aise que n le defaut
- de mon essay de dynamique a este remplacé. Ceux qui le liront
- seront peutestre mieux en estat de juger que ceux qui n’auront vû que
- le fragment precedent. Vous aves bien juge que chous Mallement
- n’a pas voulu approfondir les choses. il dit simplement que mon principe
- ne reussit pas, en considerant une ligne droite comme l’are d’un
- cercle immense, ou le cercle comme un polygone de costes innume
- calles mais il n’apporte auune proprieté du cercle
- ea general, qui ne se verifre aussi à l’égard de la ligne dioité, ny
- suo modo
- aucune proprieté du polysgone regulier en general qui ne sapplique
- aussi au cercle de porte sorte que si j’avois voulu, j’aurois pu citer
- pour moy ce qu’il cite comme contraire.. Et les Geouetres sçavent, que ce
- qu’Archimede a trouve
- Cerell est fond
- eu polygone. Jes surs fache que l
- fur can
- gnaleavoyeca Academie hoyale
- ddes sciences ’es pas mieux écrite; quand je le Vous envoy ay
- je l’aurois fait
- je n’avois pas mon ecrivain aupres de moy. Mous verrons ce que dira le sçavant aur,
- diraimus de M. dodart; plusieurs sont pronts à censurer, pare qu’ils
- supposent qu’on a esté trop proint à ecrire. Mais la plus part des choses
- que je donne sont des fruits de plusieurs années et de beaucoup de
- meditations au moins pour le gros. Car on adjoute le detait quand
- on vient, à l’execution, et c’est en cela qu’on se peut meprendre
- plus aisement
- l exse il faut avouer, que si toutes ces
- theses, qe dont Mons. Arnaud cité des traymens dans ses denonciations
- ont esté soutenues effectivement dans les colleges la doctrine
- commune
- du peche philosophique alloit devenir assez ee connue. On a
- obligation à Mons. Arnaud d’en avoir procuré la censure, et il se
- peut contenter de ce suer sucees. Cependant je sçay quel plusieurs
- de ses amis auroient souhaitté, que la Censure ent esté concus en termes
- plus forts et plus étendus. Mais on voit bien que les censeurs mêmes
- ont reconnu que la matiere est des plus delicates. La premiere
- denonciation arriva à Rome quand j’y estois, et on en fut estrangement surpris
- je souhaitte de voir un jour ce que Mons. Arnaud
- vous, a ecrit, et ce que vous aves repondu.
- Un tel combat de a civilité et de raisons entre deux grands
- hommes, et grands maistres dans l’art d’ecrire, et de raisonner
- me plaira bren mieux que le plus rand spectaile de theatre
- il faut avouer que Mons. Arnaud raisonne ordinairement d’une
- maniere exacte et precise, et qu’il y a plaisir à avoir a luy, tant
- qu’il n’y a point d’aigreur mêlée. Je l’ay éprouvé moy même
- et nostre communication se passa de la meilleure grace du monde
- On luy avoit envoye quelques extraits de mes lettres
- et pour en avoir son sentiment. Il estoit arrivé je nesçay
- comment, qu’il avoit pris mes paroles tout autrement que mon intention
- ne portoit, et qu’il les avoit censurées d’une maniere un peu foe dure
- on me communiqual sa censure, et j’y repondis avec quelque forces
- mais pourtant avec font le respect qu à un si grand personnage.
- La dessus il donna le plus bel echautillom d equité et de moderation
- qu’on pouvoit attendre deluy. Il declara le plus franchement
- et le plus houvestement du monde qu’il s’estoit mesris, mais comme
- cuus restoient plusenrs dificultes, il me les proposa, et je
- comme il ya de
- l’apparence
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 19, fol. 627r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068377:1237?run=74