Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 69r
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- Dialogale
- entre Poliandre et Theophile
- e Il y a quelques mois que
- je me pencontray dans le même ioche, avec un missionnaire
- Apostolique n et un fort honneste pctalila
- de la confession d’Angspourg qui avoit possedé des charges
- considerables à la cour, mais qui s’estoit retiré du m
- monde pour vaguer à sa devotion son salut. Le
- Missionnaire s’appelloit Poliandre, il avoit vieilli
- dans la controverse, et il ne tardoit queres de
- mettre les gens sur ce chapitre. Il s’attache
- douc bien tost à Theophile (c’est le nom du
- gentil homme) ce voyant d’humeur à éconter paisi
- blement Soliandre déploya toute sa retoriq
- et se servit des artifices qui ordinaires à ceux de
- sa sorte. Theophile se defendit avec une certaine
- modestie et simplicité, qui ne laissa pas de faire
- entrevoir un grand fonds de solidité, et une ame
- éclairee et tranquille. La conference avoit
- duré déja tout une matinée, et on n’estoit pas
- plus avancé qu’auparavant, lors que Theophile
- prenant la parole pour faire
- changer un peu la conversation commenca ainsi:
- Th. Je m’étonme Poliandre, qu’on s’a
- s’attache plus à ces disputes, qu’à la practique
- de la pieté. Vous demeurés d’accord, que
- ceux qui aiment Dieu sur toutes choses sont
- en estat d’estre sauvés. que faut il
- et à quoy sert il de
- davantage, lpquoys’embarasser de tant
- de choses difficiles..
- Po. Il ne suffit pas d’aimer Dieu, il faut luy
- obeir à ses volontes, c’est à dire à l’Eglise qui
- le represente. oiaterprite
- Il Ccluy qui aune Dieu veritablement sur toutes
- choses, ne manquera pas d’executer ce qu’il sçait
- estre conformé à ses ordres. C’est pourquoy il faut commoncem p cem n’est qu’une suite
- R suffit d’nimer Diea, puisque tout le reste n’est puicque la charité et la justice en sont des suites. hungnquabl
- qu’une suite de cet amour; mis’on e le rurorMaiter sans luyobe lebei autant q’ol peut
- PO. Un Philosophe payen peut aimer Dieu
- sur toutes choses, puisque la raison luy peut apprendre
- que Dieu est un estre infiniment parfait et
- souverainement aimable. Mais il ne sera pas
- Chrestien pour cela, car peut estre n’aura-t-il
- pas entendu parler de Jesus Christ, sans le quel
- il n’y a point de salut. Donc l’ameur de Dieu ne
- suffit pas.
- par cet amour dont tout le reste
- et puisque la clarites et ca justite sont
- dessdifes cn manquables de l’an
- dibin
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 69r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0137?run=74