Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 392v
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- C
- rellet que heu y a établies, en sorte qu’il eut besoin d’une nouvelle impression
- pour restituer cette force, comme un ouvrier qui remedie à l’impenfection
- de sa machine; le desordre n’auroit pas seulement lieu à l’egard de nous,
- mais à l’egard de Dieu luy même, il pouvoit le prevenir, et prendre mienx
- ses mesures pour eviter un tel inconvenient. Hussi l’a. t. il fait en effect.
- 14 Quand j’ay dit que Dieu a opposé à de tels desordres aes remedes
- par avance, se ne dis point que Dieu laisse venir ces desordres et puis les
- remedes; mais qu’il a trouve moyen par avance d’empecher les desordres
- d’arriver.
- 17 On s’applique mutilement à critiquer mon expression que Dieu
- est intelligentia supramundana: disant qu’il est au dessus du monde ce
- n’est pas mer qu’il est dans le monde.
- 1b le n’ay jamais donné sujet de douter si la conservation de Dieu
- soit une preservation et continuation actuelle cles Etres, pouvoirs, ordres,
- dispositions et motions, et je crois l’avoir peut é̂tre mieux expliqué que
- beaucoupd’autres. Mais, dit on: this is al that is contended for. C’ett
- en cela que consiste toute la dispule. A cela je reponas; serviteur, tres-
- humble. Notre dis pute consiste en bien d’autres choses. Ca question est
- si Dieu n’agit pas le plus regulierement et le plus parfaitenent. Si sa
- machine est capable de tomber dans des desordres, qu’il soit obligé de
- redresser par des voyes extraordinaires; si la volonte de Dieu est capable
- d’agir sans raison; si l’espace est un etre absolu; en quoy consiste la
- P.
- nature du miracle; et quantilé de questions semblables qui font une grande separe
- Les Theologiens ne demeureront point d’accordae la These qu’on
- tion. s
- C
- avance contre moy, qu’il n’y a point de difference par rappont à Dieu
- Os.
- entre le naturel et le surnaturel. (a plus hart des Thilolophes l’approu-
- veront encore moins. Il y a une difference infinie, mais il paroist bien qu’on
- ne l’a pas bien considerée. Le surnaturel sarpasse toutes les forces des creaturet
- Il faut venir a un exemple. ien voicy un que j’ay souvent en ployé avec succes
- si Dieu rouloit faire en sorte, qu’un corps libre se promenat dans l’Ether
- en rond a l’entour d’un certain centre fixe, sans que quelque autre crecture
- agist sur luy: je clis, que cela pe se peut que par miracle, n’étant pas
- explicable par les natures des corps, carun corps libre s’écarte
- naturellement de la ligne courbe par la tangente. C’est ainsi que je
- soutiens que l’attraction proprement dite des corps est une chose
- miraculeuse, ne pouvant pas etre ex pliquée par leur nature
Cite
Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20, fol. 392v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068378:0788?run=74