Leibniz-Handschriften zur Jurisprudenz LH 2, 3, 1, fol. 86r
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- tous les hommes d’apresent secon l’Histoire sacrée descendent
- d’Adam, a et encor de Noa, il s’en soit selon luy que si NoA
- vivoit il seroit de droit le Monarque absolu de tous les hommes. A son
- defaut tousjours les peres estoient ou devoient estre les souverains maisti
- postenite. Et c’est st Vorius Et ceste puissance paternelle est l’origine
- des Rois, qui se sont enfin mis à la place des peret soit de force, ou par
- le consentement Et comme la puissance des peres est absolue, celle des Rois
- l’est aussi
- Cette Meditatim ne doit pas estre meprisée touta fait, cependant
- je crois qu’on peut dire qu’elle a esté poussée troploin. Il faut avouer.
- qu’un pere ou une Mere, acquiers par la generation et par leducation
- un grand pouver sur ses enfans. Mais je ne crois point qu’on en puisse
- enpar de les esclaue de leur progeniteurs,
- acquis à leut une proprieté de leur parens, comme sont chevaux ou leur les
- chiens qui ler naissent e La souvera Le jus stric. Accordons que lelon le
- jus strictium les enfans des de nos ensans sant aussi bien nos sujets
- Mais on dera que nous pouvons acquerir des esclaves, et que les enfans de nos Eselaves sont est laves aussi
- esctaves le sont aussi: or selon le droit des gens les Esclaves sont une propriete
- de leur maistres, et l
- hommes enforme a la raibn ratuelle
- oyent nos esclavesencor à plus juste titre que ceux
- que nous avons achetés ou pris. ’else lesne certains
- engendres et fortues
- ages de leacuse et
- peat estre
- u3 Esclavage parmyles
- et que selon le jus stristum; les esclaves et leur entanssont + les corpsdes
- quu
- une praprieté des maistres; comme les chevaux et chiens. Mais un autre u outot des maitre
- Troit plus fort s’oppose rois c’est que les Ames sont tousiours
- libres, à l’abus de ce droit. Les Ames sont nes libres naturellement et
- nables qu
- naturellement et alma inalienablement libue
- ent
- c’est le droit de Dieu, qui est le ouverain
- maistres sont les concitoyens de es
- lemaisre desto corps et des ames, et sous qui eeus commes
- esclaves; puisquiis ont ddans le Royanme de Dieu le droit de Pourgoisie
- cur
- aussi bien que ous. vi on peut dire que L corps t d’un homme est
- à seu Ame, et ne luy sauroit estre oste tant qu’il est en vie sor l’ame
- ne pouvant estre acquisue le corps la proprieté de son corpsne sauroit estre acquise
- estre non plus. de sorte que le droit au maistre suy lesclave, aest ne sauroit estre que comme ce qu’on appelle
- qu’une espece d’ususruit, ’une servitude dans le fonds d’un autre d’autruy, ou omme
- peu bien une espece d’lsufruit. Or l’usufruit a ses bornés, on le doit
- exercer salva re; et de sorte que ce droit pe peut point aller jusqu’à
- pendre tesclave mechant ou matheureux. Iloit. Mais on a bien fait par inis les chrestiens d’abglir
- Mais quand j’accorderois contre la nature des choses, que les hommes de l’es lavage
- perr sont une propreté dqu’un homme elave est une proprieté d’un autre
- comme, le droit du maistre sera tous jours limilé par quel qu’il pourroit
- istre à la riqueur, sera limité par l’Equité, qui veul que l’homme.. pées par la piet
- a dere
- pit, a D
- et
- ait soin d’un autre homme, tel qu’on qu’il voudroit qu’on eûs de luy en pareil cas
- el par la charité, qui ordonne qu’on travaille au bon heur d’autruy. Et ces obligations sont perfectia
- Et si nous voulions neus arrester au seul jus strictum; les Anthropephages America
- e ’auroite droit de manger leur prisonniers. Il y en a parmy eux
- qui vont plus loin: ils a h fa e se servent de leur
- prisonnieres pour en avoir les enfans, et puis ils engraissent et
- mangent ces enfans, et ui la mere quand elle n’en fait plus
- si voilà les consequences du pretendu droit absolu des maistres
- sur les esclaves, et des peres surles eofans.
- progenite
- ou les ouvrages
- que nonis sormo
- la propriese
- du
- entrerement edroit
- qu’on
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