Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 1, 5a, fol. 6r
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- l’autre. Car
- l’il tire une fois de rien quelque chose, par quoy
- servit il borné pour donner l’étre à tout le reste. Ainsi de quelque
- maniere que l’on considere la chose, on voit la necessité de recon
- noitre un Dieu.
- L’auteur reprend son sujet en disant: le mouvement necessuin
- est si peu essentiel aux corps, que le repos leur peut etre encor
- mieux attribiie. Le vuide ou l’espace est concu également
- ans effort autour d’eux, et en soi ils ne sont rien que de
- étendiie. D’ou leur nait roit donc la tendance iy ou la
- Mais quand l’atôme A par exemple auroit de soi le monve.
- ment, les atomes BCD en jouiroient ils ausi dans la
- distinction, ou on les envisage tous. On ne voit point là de con-
- nexité. Il y a donc un étre qui, n’étant ny matiere ny
- mouvement, agite les corps, et c’est Dieu.
- 3.
- C’est du degrè de mouvement qui regne avec ordre entre
- les corps, que l’auteur en conclut avec encor plus de clarte
- l’existence d’un Dieu.
- Les corps n’ont ny existence ny mouvement par eux mêmes
- comme cela a eté cy dessus prouvé. Ils n’ont jusques icy rien en
- propre, d’ou prendroient ils la regularité du mouvement, qui
- fait le meilleur morceau de la beauté de ce monde.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 1, 5a, fol. 6r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068512:0011?run=74