Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 1, fol. 3r
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- il y a deja plusieurs années
- que j’ay concu ce systeme, et que
- j’en ay communique avec des sçavans
- hommes, mais sur tout avec un des plus,
- grands Theologiens et Philosophes de nostre
- temps, le quel ayant appris quelques uns
- de mes sentimens par la communication
- d’une personne de la plus haute qualité,
- les avoit trouvés fort estranges. Mais
- ayant receue mes ecl aircissemens, il
- se retracta de la maniere la plus genereese
- et la plus edifiante du monde, et
- ayant approuué une partie de mes propositions
- il fit cesser sa censure, à l’egard des autres,.
- dont il ne demeuroit pas encor a accord.
- Depuis ce temps là j’ay continue mes
- meditations: selon les occasions, pour
- ne doiner au public que des opinions bien
- examinées; et j’ay taché aussi de satisfaire aux objections faites
- a ceux qui avoient ont fait des objections
- coutre mes essais de dynamique, qui ont
- de la liaison avec cecy. Enfindes ee personnes
- considerables ayant desire, que je de voir
- mes sentimens plus éclaircis, qu’ils jugent
- pouvoir seroir à l’accord de la foy avec
- la raison sur des matieres d’importance
- ay hazardé ces meditations, quoyque’elles
- ne soient nullement populaires car elles
- de mandent des consi ny propres à estre
- goustées de toute sorte d’esprits. Je my suis
- porté proncipalement pour profiter des jugemens de ceuxqui sont plus éclaires
- des plus éclairés; puisque’il seroit trop
- embarassant de chercher et de sommer
- en particulier ceux qui seroient disposes a
- me donner des instructions, que je seras
- fousjours bien aise de recevoir soit l
- publiquement ou en particulier, pourveu
- la force des raisons soit acco mpagnée de la donceur des manieres
- douceur des expressions.
- Quoyque je sois un de ceux qui ont le plus travaillé.
- sur les Mathematiques je n’ay pas laisse de mediter sir la
- philosophie dés ma jeunesse, car il me paroissoit
- Arepiurs gotos oit moger dos taterquequ hoe e salie purdes
- c
- ellcemmunicalteea
- ccte elas nussi velloe
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 1, fol. 3r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068554:0005?run=74