Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 1, fol. 8v
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- estant
- naturellement l
- et comme des petits Dieux au prix d’elles, ayant en eux quel image de Dieu. C’est pourquoy
- D Dieu gouverne les es prits, comme un prince gouverme ses sujets, et meme comme un Dere ses enfans. au lieu
- qu’il dispose des autres substances, comme un ingenieur manie ses machines. Ainsi les esprits ont des loix particulieres, qui
- les mettent au dessus des revolutions de la matiere, et on peut dire que tout le reste n’est fait que pour eux; ces revo-
- lutions mêmes estant accommodées à la felicité des bons, et au chastinent des mechans sen forte que diru y oltient son
- bat sans fuive avenne violence qy
- ICependant pour revenir à l’me aux formes ordinaires ou e aux ames matirielles, cette durée
- qu’il leur faut altribuer à la place de celle qu’on avgit attribuée aux atomes, pourroit faire douter, si elles
- ne vout pas de corps en corps, le qui seroit la metempsychose, à pou pres comme quelques Philosophes
- ont eru l la transmission du mouvement, des espees, et d’autres formes suljor accidentellas
- et celle des especes et autres formes accidentelles. Mais cette imagination est bien e loignee de la nature des
- choses, il n’y a point de passqye des mes et c’est icy ou les transformations de Messieurs Svammerdam
- Malpighri, et Leedenhoect, qui sont des plus excellens observateurs de nostre temps, sont vemes
- à mon secours, et mont fait pger plus aisement, que t’ant la substance organisie, subi
- l’animal, et toute autre substance organisée ne commence point lors que nous le croygus; et que
- sa generation apparente n’est qu’un developpement et une espece daugmentation Aussi ayje
- remarque que l’auteur de la recherche de la verité, M. Regis, M. Hartsoeker, et dautres
- habils hommes n’ont pas esté fort eloignés de ce sentiment. Mais it restoit encor la plus
- Mais il restoit encor la plus grande question de ce que ces ames ou formes deviennent par
- qua de diliculte
- lamont X L. ou pur la la mort ou par de l’animal, ou par la destruction de l’individu de la
- substance organisfe. Et, c’est et qui embarasse le plus, d’autant qu’il paroist peu raisonnables que les
- sdans uy masse chars de la muliere chaos de matiere confuse, ou elles ne pourroient
- psent faire des fonctions. Mns j’ayenfin que j’ay jugé qu’il n’y avoit qu’un parti à prendre raison-
- ames restent Dinuilem
- cela c’est cequi m a fait juger enfin u qu’il n’y avoit qu’un seul parti raisonnable à prendre.
- Et c’est la celuy de la conservation non seutement de l’ame mais encor de l’animal même et de sa
- machine organique c’est à dire en un mot de l’ame dans lanimal, los qu’il est dispare à nos peux pour lors que
- sa vie est disparué à nos seuy estre ad retournes auvée l’estat de la peseee premiere petitesse quoyque
- corrantion quoyque laconst la destruction des varties grossieres nnons l’ait reduit à une petitesse qui n’echappe
- pas moius à nos sens que celle ou il estoit avant que de naistre. Aussi n’y at il personne qui puisse bien marquer
- eer le peritable temps de la nostre mort qu ent passer long temps pour une simple suspension des actions ternes sesibles
- notables, ternes, et das la fondsn est jamais autre dse teri des melsertation et
- us sesfonds n’ est jamais autre choserdantassimples unina
- lies semblablas qui font assez connoistre
- ve hien d’ autres et de bien plusloin et plusieurs autres exemples semblables, qui font assezue connoistre, qu’il y auroit
- Temoin les ressuscitations des mouchess et puis ensevelies sous de la craye,
- bien d’autres resinscitations et de bien plus loiu, si les hommes estoient en estat de remettre la macine. Aussi
- y at il de l’apparence que c’est de quelque chose d’apprachant que le Grand Demoerite a parle tout Adomist e qui
- qu’il estoit, quoyque Pline s’en moque. Il est donc malier naturel, que l’ame myant consjouns esté dan
- exiat d que amimatn que l’animal ayant tousjours esté vivant et organi se le de eure ausse tou our
- comme des habiles (comme des personnes de grande penetration commencent à reconnoistre) il le demeure
- aussi tousjours. Et puis qu’ainsi il n’y a point de premiere naissance ny generation entic rement nouvelle
- ode l’animal, il s’ensuit, qu’il n’y en aura point sinale d’extinetion finale, ny moit prisé à la rigueur
- et que par consequent au lieu dela transmigration des ames, il aya q qu’une transformation d’un
- même animal, se lon que les organes sont pliés differumment, et plus ou moins developpes
- Cexendant les Ames raisonnables ont dis grandes sont exemtes de tout ce qui les feroit pu
- ont des loix suivent des loix Dien plus raisonne relevées, et sont exemtes de tout ce qui seur pourroit
- faire perdre la qualité il vens, dens la focieté de citoyens de la eé societé des Esprits,
- p Dieu y
- lites morales
- ayant si bien stourveu, que tous les changemens de la matie re ne leur sçauroil faire qua
- gutitu
- de leur personalité. Aussi pent u dere que Et on peut dire que tout tend non fentement à la perfection non seulemen
- mes à un tel degré de
- creatures en particulier, qui sont
- bonheur et de perfection, que l’univers su interesse in vertu de la bonté denine, qui se communique
- e
- de l’univers en general, mais encor de
- Pour ce qui est du cours ordinaire des animaux et d’autres substances corporelles, dont il on
- a un chacun autant que la souveraine sagesse le peut permettre
- a eru jusqu’icus l’extinction, mais d et dont et qui mojos, n’ont pas des qualités manales perso
- qui fant qu’à nat et qui se geuuernen et dont les changemens plus tost par des loix mecaniques regles
- melaniques que ur des loix morales; je remarquay avec pluisir que l’ancien auteur du liure de la diete,
- qu’on attribue à fippocrate avoit entreveu quelque chose de la verité, lors qu’il a dit enterme,
- expres que les animaux ne naissent et ne meurent point, et que les choses qu’on croit commencer
- et perir ne font que paroistre et dis paroistre C’estoit aussi le sentiment de Parmenide et
- de Melisse chez Aristote. Car ces anciens estoient plus solides qu’on ne croit
- Je suis le mieux disposé du monde, à rendre justice aux modernes cependant je trouve qu’ils
- ont porté la reforme trox loin, entre autres en confondant les choses naturelles avec les artificielles.
- pour n’avoir pas eu d’assez grandes idées de la Majesté de la nature ils concoivent que la difference
- qu’il y a entre ses machines de la natur est les nostres n’est que du grand au petit. Ce qui a fait dire depuis
- peu à au tres habile homme, qu’en regardant la nature de près on la trouve moins ad mirable qu’on n’avoit cru
- n’estant que comme la bontique d’un ouvrier. Je crois que ce n’est pas en donner une ide idée assez juste
- Et il n’y a que nostre systeme qui fasse connoistre enfin la veritable et immense distance, qu’il y a entre les
- moindres productions et mechanismes de la sagesse divine, et entreles plus grands chefs d’oeuure de l’art d’un esprit borne
- Il faut done sçavoir
- Cette difference ne consistant pas seulement dans le degré, mais dans le genre même
- que les Machines de la nature ont un de enis Il Cai un nombre d’organes veritablement infini. et sont
- et si bien munies, et Na l’epreuve de tous les accidens, qu’il n’est pas possible de les detruire. Une Machine naturelle
- de meure encor machine dans les moindres parfies, et qui plus est elle demeure tousjours cette même machire, qu’elle
- une contentrae, lorsqu’on croit qu’elle est perdue. Deplu pae moyer de
- este, n’estant que trans forme
- v. pag. 2. fin.
- tnouées
- Icela
- auteur des
- entetieus
- sur la plura
- ité des
- mondis
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 1, fol. 8v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068554:0016?run=74