Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 1, fol. 9r
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- Systeme nouveau de la nature et se la communication
- des substances, aussi bien que de l’union qu’il ya
- eatre l’ame et le corps.
- ly a désa plusieurs années que pay concu ce systeme, et que
- sen ay communique avec des sçavans hommes; mais sur tout avec
- un des plus grands Theologiens et Dhilosophes de nostre temps; le
- quel ayant appris quelques uns de mes sentimens par une personne
- de la plus haute qualité; les avoit trouves fort paradexes. Mais
- ayant receu mes éclaireissemens, il se retracta de la maniere la
- plus genereuse et la plus edificente du monde, et ayant approuvé
- une partie de mes propositions, il fit cesser sa censure, à l’egars
- des autres, dont il ne demeuroit pas encor d’accon. Depuis ce temp
- la jay continue mes meditations selon les occasions, pour ne
- donner au public que des opinions bien examinées: et
- ay tache
- aussi de satisfaire aux objections faites contre mes essais de Bynami
- qui ont de la liaison avec cecy. Enfin des personnes considerables
- de
- voir
- ayant desire, devoir mes sentimens plus éclaireis, j’ay hazardé ces
- meditations, quoyque’elles ne soient nullement populaires, nypropres
- à estre goustées de toute sorte d’esprits. Je my suis porté principa
- lement pour profiter des jugemens de ceux qui sont éclaires en
- ces matieres; puisque il seroit trop embarrassant, de chercher et de
- sommer en particulier ceux qui seroient disposés à me donner des
- insfructions; que je seray tousjours bien aise de recevoir, pourveu que
- l’amour de la verite y paroisse plus tost que la passion pour
- les opinions dont on est prevenu
- f
- Duoyque je sois un de ceux qui ont fort travaille sur les Mathematioue
- se n’ay pas laissé de mediter sur la philosophie dés ma jeu nesse
- car il me paroissoit tousjours, qu’il y avoit moyen d’y établir
- si
- quelque chose de solide pardes demonstrations claires. S’avois penet
- bien avant dans le pays des scholastiques, lors que les Mathematiques
- et les Auteurs Modernes m’en firent sortir encor bien jeune. Leg
- belles manieres d’expliquer la nature mecaniquement, me Charmerent
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 1, fol. 9r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068554:0017?run=74