Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 2f, fol. 1v
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- la destrs; car en matiere de faits il n’y a rien de tel, que de voir les
- propres paroles des auteurs.
- Ainsi l’icpor estant d’ettablir la verité, le deux or seroit
- de marquer quelques fois les opinions non pas d’un Moreri, dont les fautes
- sont sans nombre mais des auteurs plus considerables et plus orignaux, sur
- tout lorsqu’ils ont traité la matiere à fonds, qu’ils ont fait quelque
- observation ou découverte ou lors qu’ils ont avancte quelque chose
- de nouveau ou d’exbraordinaire principalenent quard leur opinion à quelque
- chose de plansible. Et pour ebiter une trop grande prolixité je crois
- que souvent lon pourroit s’exenter d’entrer dans une grande discustion de
- raisonnemens car les autorités formelles dont chacun des opinans s’appuge
- bien rapportées donnent lieu aux sçavans de juger de ce qui en est
- et ceux qui n’en sont capables, ne seront queres en estat ou en humer
- de jager le proces, quelques discussions qu’on leur fournisse, qui souvent
- ne font que les embrouiller. Car je suis assevré que plusieuurs apres appoir
- lu quelque article bien contesté ne sçauront ou lils en sont et detandeton
- n
- qu’on leur donne la substante
- Je plus comme il sera impossible d’expliquer tousjours les chose
- à fonds on pourroit après avoir dit le plus ne cefsaire renvoyer le lecleur.
- qui en demanderoit d’avantage à ceux qui le pourcoient contenter le
- plus comme sont ceux qui ont fait des traités ou des chapitres expres
- sur le sujet dont il s’agit, sur tout loy qu’ils voit à la source. Il es
- vray que souvent un au teur excellent, qui ne touches la matiere
- qu’en passant donne plas de lumieres qu’un écrivain peu habite ne sçauroit
- fatre dans un livre ou chapitre en bier; et c’est à lors qu’il est bon de
- marquer le passage du bon auteur et generalement de ne pas manquer
- de reconnoisance à l’egard de ceux dont on a biré La profit
- Et comme la matiere paroist presque infinie et qu’il est impossit
- deviter les omissions, je sorhaillerois qu’on commenat par le plus
- utile, saut aux editions suivantes, et aux continuateurs, de remploi
- les vuides, et de supplée ce qui manque. C’est pourquoy les titres
- semblables à celuy d’Achille, ou il entre trop du fabuleux et du
- Chinerique pourroient estre un peu plus reserres, car il y a tant
- de fautes à redrester, et de difficultés à éclaircir dans l’Histoire
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 2f, fol. 1v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068561:0002?run=74