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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 3, fol. 10r

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  1. difference qu’il y a entre les pensees confuses et les distinctes; qui est
  2. jrsternent la même qu’ily a entre les machines de la nature et de l’art
  3. explignée lors qu’on a publie le Systene nouveau dans le journaldo
  4. des scavauss insi on ne peut dire que les pensées confuses different essentiellement
  5. entre elles que dela meme maniere, qu’on peut dire que le corpsorga
  6. nique d’un animal differe du corps organiq d’une autre espoce lanimal.
  7. il est vray que nostre auteur paroist d’une autre opinion, croyant que
  8. le sentement de la douleur differe essentiellement de celui dela cha
  9. leur bien que la difference des mouve mens du seu qui causent la douleir
  10. et la chaleur ne diffet
  11. dplus et du mons.
  12. Cependant on
  13. peut dire que le sentiment agreable d’une Maleur modere e, et le
  14. sentiment donbareux d’une chaleur exessive sont egalement re-
  15. presentatifs des mouvemens de la matière, et ne different que comm
  16. eux, la reflexion de l’ame mise à part. A insi il ne faut point conce
  17. et d’inexpticate et a’nerplicabse, ce qui veroit les prende
  18. plica à peu pres comme les anciennes qualites de quelques
  19. philosopses del’ebote ecole aux quellez on ne feroit que substituer
  20. ces sensations, en voulant soulenir cette difference essentielle
  21. ce que ne seroit que transporter la difficulté. Et quoy il soit vray
  22. que leur entiere, explication passe nos forces, à cause de la trop grande
  23. multitude des varietés envelop pées, on ne laisse pas d.’y penerrerde
  24. plus en plus par des experiences qui yfont de couvrir des fondement
  25. des pensées diflinctes, dont la lumiere et les couleurs nous fournissent
  26. des exemples. Cet sentimens confus ne sont pas arbitraires non
  27. pluis, et on ne demeure point d’accord de l’opinion receue aujod suy
  28. spar plusieurs, et fuirie par nostre auteur, qu’il n’y a point de
  29. ou rapport
  30. ressemblance entre nos sensations et les traces conporelles. Il paro
  31. ist plus tost que nos sentimens les presentent et les expriment
  32. parfaitement. Qvelqu’un dira peutestre que le sentiment de la
  33. chaleur ne ressemble pas au mouvement: oui sans doute, ilne ressemble
  34. pas à un mouvement sensible, tel quo celui d’une roue de carosse, mais
  35. il ressemble à l’assemblage des petits mouvement du feu et des organes
  36. qui en sont la cause, ou plus tost il n’est queleur representation. C’est
  37. comme la blancheur ne ressemble, pas à un miroir Spherique convexe
  38. tel qu’on a coustume de vendre dans, les boutiques
  39. qu’on trouve danta boulig d’un ouvrier, cependant elle n’est autre
  40. chose que l’assemblage de quantite de petits miroirs convexes tele
  41. qu’on voit dans l’écume en la regardant de pres. Et si nous pouviont
  42. esienc
  43. nous trouverions que c’est tousjours quelqe chose, d’approchant.
  44. Ainsi toutesles declamations et pointes eploy ées contre l’ecole et
  45. cotre la philosophie ordinaire touchant la ressemblance denos sensations

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 3, fol. 10r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068563:0019?run=74