Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 3, fol. 10r
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- difference qu’il y a entre les pensees confuses et les distinctes; qui est
- jrsternent la même qu’ily a entre les machines de la nature et de l’art
- explignée lors qu’on a publie le Systene nouveau dans le journaldo
- des scavauss insi on ne peut dire que les pensées confuses different essentiellement
- entre elles que dela meme maniere, qu’on peut dire que le corpsorga
- nique d’un animal differe du corps organiq d’une autre espoce lanimal.
- il est vray que nostre auteur paroist d’une autre opinion, croyant que
- le sentement de la douleur differe essentiellement de celui dela cha
- leur bien que la difference des mouve mens du seu qui causent la douleir
- et la chaleur ne diffet
- dplus et du mons.
- Cependant on
- peut dire que le sentiment agreable d’une Maleur modere e, et le
- sentiment donbareux d’une chaleur exessive sont egalement re-
- presentatifs des mouvemens de la matière, et ne different que comm
- eux, la reflexion de l’ame mise à part. A insi il ne faut point conce
- et d’inexpticate et a’nerplicabse, ce qui veroit les prende
- plica à peu pres comme les anciennes qualites de quelques
- philosopses del’ebote ecole aux quellez on ne feroit que substituer
- ces sensations, en voulant soulenir cette difference essentielle
- ce que ne seroit que transporter la difficulté. Et quoy il soit vray
- que leur entiere, explication passe nos forces, à cause de la trop grande
- multitude des varietés envelop pées, on ne laisse pas d.’y penerrerde
- plus en plus par des experiences qui yfont de couvrir des fondement
- des pensées diflinctes, dont la lumiere et les couleurs nous fournissent
- des exemples. Cet sentimens confus ne sont pas arbitraires non
- pluis, et on ne demeure point d’accord de l’opinion receue aujod suy
- spar plusieurs, et fuirie par nostre auteur, qu’il n’y a point de
- ou rapport
- ressemblance entre nos sensations et les traces conporelles. Il paro
- ist plus tost que nos sentimens les presentent et les expriment
- parfaitement. Qvelqu’un dira peutestre que le sentiment de la
- chaleur ne ressemble pas au mouvement: oui sans doute, ilne ressemble
- pas à un mouvement sensible, tel quo celui d’une roue de carosse, mais
- il ressemble à l’assemblage des petits mouvement du feu et des organes
- qui en sont la cause, ou plus tost il n’est queleur representation. C’est
- comme la blancheur ne ressemble, pas à un miroir Spherique convexe
- tel qu’on a coustume de vendre dans, les boutiques
- qu’on trouve danta boulig d’un ouvrier, cependant elle n’est autre
- chose que l’assemblage de quantite de petits miroirs convexes tele
- qu’on voit dans l’écume en la regardant de pres. Et si nous pouviont
- esienc
- nous trouverions que c’est tousjours quelqe chose, d’approchant.
- Ainsi toutesles declamations et pointes eploy ées contre l’ecole et
- cotre la philosophie ordinaire touchant la ressemblance denos sensations
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 3, fol. 10r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068563:0019?run=74