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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 3, fol. 9v

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  1. (elon la quelle toutes realités emanent continuellement de Dieu. Car les Sontiment
  2. present sont une suite des sentiment precedent, et tous en semble suivent, de
  3. la nature même de l’ame, qui n’est essentiellement que cette tendence
  4. opontaneme
  5. reglée, de la quelle doit naistre sprontainernent une telle Seriee de phe
  6. capable de
  7. nomenes, qui repre senterant les fonctions de son conps tout comme sice cons
  8. les luy pouvoit donner par cette l’influence des espece que l’ecole se figu
  9. Mais il ne paroist pas que pour nous porter à aimer Dieu, on ait besoin
  10. de croire qu’il nous donne à tout moment des sentiment agreables
  11. par une maniere immediate, sur naturelle, ou miraculente. Au
  12. contraire celte opinion diminueroit celle qu’on doit avoir de la grandeur
  13. et de la Sagesse de Dieu, et de la perfection des ses ouvrayes. Jl est
  14. vrai que Dieu n’a pas beloin du corps absolument parlant, pour donner
  15. à l’ame les sentimens qu’elle a, mais il en abeson pour agir dansl
  16. ’ordre de la nature, luy ayant donné dés lecommesncement et une fois pour toutes, cette force ou tendence,
  17. ond de la naturees donce qui la fait exprimer son conps.
  18. dsestre auteur soutient que l’esprit est uni passivement au corps
  19. maise non corps pas activement; parce que selon luy il n’y a point de
  20. partie du corps qui n’agisse sur l’esprit; au lieu qu’il y a det parties
  21. du corps sur les quelles l’esprit n’agit point. Mais il semble plustost
  22. que cela doit touejours estre reciproque, et qu’il n’y a jamais action entre
  23. creatures sans reaction. Il soûtient aussi; que le corps est uni activement
  24. à l’esprit en tout, mais non par passivement, parce que l’esprit estant
  25. indivisible, le corps ne peut le toucher que toutentier; au lieu que selon
  26. luy l’esprit à des pensees purement intelligibles quinetouchent point le
  27. corps. Mais il semble encorque le corps se ressent aussi de nos pensées
  28. abstraites, et l’experience fait voir que les meditations sontcapables de
  29. luy faire du tort: car les pensées les plus abstraites, et l’employent tout
  30. jours quelques signes qui touchent l’imagination, outre l’attention qui
  31. bande les fibrez du cerveau. Il paroist aussi qu’il est plus exait de dire
  32. comme on fait iey
  33. que les esprits sont là ou ils operent immediatemont, que de dire qu’ils sont
  34. nulle part aee ecacaer.
  35. On congoit ordinairement les pensées confules comme d’un genre
  36. entierement different des pensées distinctes, et nostre auteur juge
  37. que l’esprit est plus uni au corps par les pen sees confuses que par
  38. les distinctes. Il paroist que dans le fonds les pensees confuset ne
  39. sont autre chose qu’u multitude de pensćes distinctes, mais sipetites
  40. que chacune à part n’excite pas nostre attention. On peut memedire
  41. qu’il eny a tout a la fois un nombre veritablement infini enveloppe
  42. dans nos sentimens. C’est en cela que consiste veritablement la grande

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 3, fol. 9v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068563:0018?run=74