Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 8r
Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.97.
Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text
One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 7v); this page is its right half.
The machine reads it as
- exprimé par l’essence ou notion individuelle de cette substance, c’est
- pourquoy si nous comprenons dans nostre nuture tout ce qu’elle exphime
- rien ne luy est surnaturel car elle étend à tout un effect expriment tous,
- jours sa cause, et Dieu estant la veritable cause des substances. Mais
- comme ce que nostre nature exprime plus parfaitement luy appartient
- dune maniere particuliere, puisque c’est en cela que sa puissance consiste, et
- qu’elle est limitée, comme je riens d’expliquet; il y’a bien dles choses qui
- sur pussent les forces
- res limitées. Ctest pourquoyin de parler plus clairement, fe dis
- que les miracles et les concours extraordinaires de Dieu ont cela de
- propre qu’ils ne sçauroient estre preveus par la raisonnement d’aucun
- esprit et ée quelque éclairé qu’il soit, parce que la comprehension i
- distincte cle l’orclre general les surpasse tous: du lieu que tout ce qu’on
- appelle naturel, elepend des maximes moins generales, que les ereatures peu,
- vent comprendre Afin donc que les paroles soyent ceussi irreprehensibles
- que le sens, il seroit bon de lier certaines manieres cle parler avec certaines
- ce qui
- pertées, et on pourroit appeller nostre essence, comprend tout ce que nous
- exprimons, et comme elle exprime nostre union avec Dieu même, elle n’a
- point de limites, et rien ne la passe. Mais ce qui est limité en nous, pour
- ra estre appellé nostre nature ou nostre puissance et à cet égard ce
- qui passé les natures de toutes les substances crećes est surnatureb.
- ’ay deja souvent fait mention des maximes subatternes, ou des loix de la natu,
- re, et il semble qu’il seroit bon d’en dlonner un exemple: communement
- nos nouveaux philosophes se servent dle cette regle fameure que Dieu con
- serre tousjours la même quantité deouvement elans le monde. en effert
- elle est fort plausible, et clu temps passé je la tenois pour inclubitable.
- Mais dexuis pay reconnu en quoy consiste la faute. C’est que Monsieur
- des Cartes et bien d’autres habiles Mathematienns ont eru, que la quan
- tité de mouvement, c’est à dire la vistesse multipliée par la grandeur du
- mobile, convient entierement anec la force mouvante ou pour parler
- geometriquement, que les forces sont en rais on composée des vistesses et
- des corps. Or il est raisonnable que la même force se conterre tous,
- jours dlans l’univers. Aussiquand on prend garde aux phenomenes
- on voit bien que le mouvement perpetuel mecanique n’a point de lieu
- parce qu’ainsi la force d’une machine s’augmenteroit d’elle même
- sans quelque impulsion nouvelle de cehors; et on remarque aussi que
- ua se prope asate qu’ il et donne
- ou ses propres parsties entart qu’elles snmounement à part
- a quelques corps contingus Ainsi ili ont cru que ce qui se peut
- elire de la force se pourroit aursi dire dle la quantité de mouvement.
- Mais pour en monstrer la difference, je suppose qu’un corps tombant
- d’une certaine hauteur acquiert la force d’y remonter, si sa direction
- qui est tousjoursu
- peu diminuée par la
- friction, et tucon
- doit fin
- bien tost se repa
- reroit, et par
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 8r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0015?run=74