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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 8r

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  1. exprimé par l’essence ou notion individuelle de cette substance, c’est
  2. pourquoy si nous comprenons dans nostre nuture tout ce qu’elle exphime
  3. rien ne luy est surnaturel car elle étend à tout un effect expriment tous,
  4. jours sa cause, et Dieu estant la veritable cause des substances. Mais
  5. comme ce que nostre nature exprime plus parfaitement luy appartient
  6. dune maniere particuliere, puisque c’est en cela que sa puissance consiste, et
  7. qu’elle est limitée, comme je riens d’expliquet; il y’a bien dles choses qui
  8. sur pussent les forces
  9. res limitées. Ctest pourquoyin de parler plus clairement, fe dis
  10. que les miracles et les concours extraordinaires de Dieu ont cela de
  11. propre qu’ils ne sçauroient estre preveus par la raisonnement d’aucun
  12. esprit et ée quelque éclairé qu’il soit, parce que la comprehension i
  13. distincte cle l’orclre general les surpasse tous: du lieu que tout ce qu’on
  14. appelle naturel, elepend des maximes moins generales, que les ereatures peu,
  15. vent comprendre Afin donc que les paroles soyent ceussi irreprehensibles
  16. que le sens, il seroit bon de lier certaines manieres cle parler avec certaines
  17. ce qui
  18. pertées, et on pourroit appeller nostre essence, comprend tout ce que nous
  19. exprimons, et comme elle exprime nostre union avec Dieu même, elle n’a
  20. point de limites, et rien ne la passe. Mais ce qui est limité en nous, pour
  21. ra estre appellé nostre nature ou nostre puissance et à cet égard ce
  22. qui passé les natures de toutes les substances crećes est surnatureb.
  23. ’ay deja souvent fait mention des maximes subatternes, ou des loix de la natu,
  24. re, et il semble qu’il seroit bon d’en dlonner un exemple: communement
  25. nos nouveaux philosophes se servent dle cette regle fameure que Dieu con
  26. serre tousjours la même quantité deouvement elans le monde. en effert
  27. elle est fort plausible, et clu temps passé je la tenois pour inclubitable.
  28. Mais dexuis pay reconnu en quoy consiste la faute. C’est que Monsieur
  29. des Cartes et bien d’autres habiles Mathematienns ont eru, que la quan
  30. tité de mouvement, c’est à dire la vistesse multipliée par la grandeur du
  31. mobile, convient entierement anec la force mouvante ou pour parler
  32. geometriquement, que les forces sont en rais on composée des vistesses et
  33. des corps. Or il est raisonnable que la même force se conterre tous,
  34. jours dlans l’univers. Aussiquand on prend garde aux phenomenes
  35. on voit bien que le mouvement perpetuel mecanique n’a point de lieu
  36. parce qu’ainsi la force d’une machine s’augmenteroit d’elle même
  37. sans quelque impulsion nouvelle de cehors; et on remarque aussi que
  38. ua se prope asate qu’ il et donne
  39. ou ses propres parsties entart qu’elles snmounement à part
  40. a quelques corps contingus Ainsi ili ont cru que ce qui se peut
  41. elire de la force se pourroit aursi dire dle la quantité de mouvement.
  42. Mais pour en monstrer la difference, je suppose qu’un corps tombant
  43. d’une certaine hauteur acquiert la force d’y remonter, si sa direction
  44. qui est tousjoursu
  45. peu diminuée par la
  46. friction, et tucon
  47. doit fin
  48. bien tost se repa
  49. reroit, et par

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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 8r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0015?run=74