Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 10r
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- cause, et il est eléraisonnable d’introcluire une intelligence souveraine
- ordonnatrice des choses, et puis au lieu d’employer sa sagesse nese
- seroir que des proprietés dle la matiere pour expliquer les phenomenes
- Comme si pour rendre raison dl’une conqueste qu’un grand hrince a
- fait, en prenant quelque place d’importance, un Historien vouloit
- dire, que c’est par ce que les petits corps de la peucre à canon
- estant delirrés à l’attouchement d’une étincelle, se sont echappés
- avec une vistesse capable de pousser un corps dur et pesant contre
- les murailles de la place, pendant que les branches dles petits corps
- qui composent le cuivre dlu canon estoiassez bien entrelassées, pour
- ne se pas dejoindre par cette vistesse, au lieu de faire voir comment
- la prevoyance du conguerant luy a fait choisir le temps et les
- moyens convenables, et comment sa puissance a surmonté tour les
- obstacles.
- Cela me fait souvenir d’un beau passage de Socrate dans le phedlon
- de flaton, qui est merveilleurement conforme à mes sentimens sur
- ce point, et semble estre fait expres contre nos thilosophes trop
- materiels. Aussi ce rapport m’a donné envie de le tracluire, quoyque
- il sort un peu long peutestre que cet échantillon pourra donner
- occation a quellun de nous faire part de quantité d’autres pentées
- belles et solicles, qui se trouvent dans les écrits de ce fameux auteur
- Or puisqu’on a tousjours reconnu la sagesse de Dieu dans le detail de
- la structure mecanique dle quelques corps particuliers; il faut bien
- qu’elle se soit monstrée aussi elans l’Oeconomie generale dlu monde
- et dans la constitution des loix de la nature. Ce qui est si vray
- qu’on remarque les conseils de cette sagesse dans les loixdlumou
- luement en general: Car s’il n’y avoit dans les corps qu’une masse.
- sil n’y avoit
- étendue et dtans le mouvement que le changement dle place et que
- tout se devoit et pouvoit de cluire de ces definitions toutes ceules
- par une necessité geometriqi il s’ensuiuroit, comme j’ay monstre
- ailleurs, que le moindre corps donneroit au plus grand qui seroit
- e fure sauoroit omere
- quoyque ce soit en ducune fason de la sienne et quantité d’autres telles regles tout
- sagesse divine de conterner tousjours lu même force et la même
- direction en somme, y a pourveu. Je trouvé même que plusieurs
- à fait contraires à la formation d’un systeme. Mais le decret de la
- Eects de la nature te peuvent elemonstier doublement saldit par
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 10r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0019?run=74