Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 10v
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- la consideration de la cause efficiente, et encor à part par la con
- sidleration de la cause finale, en se tervant per exemple du decret de
- Dieu de prodluire tousjours son effect par les voyes les plus aitées et
- les plus determinées comme pay fait voir ailleurs en rendant raiton
- det regles de la catopbrique et de la dioptrique et en cliray d’avantage
- tantost.
- l est bon de faire cette remarque pour concilier ceux qui esperent
- d’expliquer mechaniquement la formation de la premiere tissure
- d’un animal, et de toute la machine des parties, avec ceux qui rendent
- raison de cette même structure par les cautes finales. L’un et l’autre
- est bon l’un et l’autre peut estre utile, non seulement pour admirer
- l’artifice du grand ouurier, mais encor pour découurir quelqe chose
- d’utile dans la physique et dans la Mececine. et les auters qui
- suivent ces routes differentes; ne deduroient point se maltraiter. Car
- je voy que ceux qui s’attachent à ’exptiquer la beauté de la divine
- itnatomie, se mocquent des autres qui s’imaginent qu’un mouvement
- de certaines liqueurs qui paroist fortuit à pû faire une si belle narie,
- té de membres, et traitent ces gens la de temeraires et de profanes.
- Et ceuxey au contraire traitent les premiers de simples et de super,
- stitieux, semblables à ces anciens qui prenoient les physiciens pour
- impies, quand ils soûtenoient que ce n’est pas gupiter qui tonne
- mais quelque matiere qui se trouve dans les nuer. Le meilleur seroit
- de joindre l’une et l’autre consideration, car s’il est permis dese
- servir d’une basse comparaison, je reconnois et j’exalte l’adresse
- d’un ouurier non seulement en monstrant quels desseins il a eus
- en faisant les pieces de sa machine, mais encor en expliquant
- les instrumens elont il s’est serri pour faire chaqe piece sur tout
- quaud ces instrumens sont simples et ingenieutement controuves.
- Et Dieu est atfez hubile artisan pour procluire une machine
- encor plus ingenieure mille fois que celle de nostre corps ne se
- servant que des quelques liqueurs asez simples expressement
- formés en sorte qu’il ne fuille que les loix ordinaires dle la na,
- e ture pour les demeler comme il faut à fin de produire un effect
- si admirable, mais il est vray aussi, que cela n’arriveroit point
- si Dieu n’estoit pas auteur de la nature. Cependant je trouve que
- la vaye des cautes efficientes (qui est plus prefonde en effect
- et en quelque facon plus immediate et à priori est en recompente
- assez difficile quand on vient au cletail, et je croy que nos shilo,
- saphes le plus souvent en sont encor bien eloignés. Mais la voye
- des finales
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 10v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0020?run=74