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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 15r

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  1. les meilleures ou au moins les moins imparfaites ou moinsmau,
  2. vaises. Mais quand cela seroit, on peut dire que ces dispositions
  3. naturelles autant qu’elles sont bonnes sont encor l’effect d’une
  4. grace bien qu’d ordinaire, Dieu ayant avantage les uns plus que
  5. les autres: et puisqu’il sçait bien que ces avantages naturels qu’il
  6. donne serviront de motif à la grace ou assistance extra ordinaire
  7. suivant cette doctrine; n’est il pas vray qu’enfin le tout se recluit
  8. entierement a sa misericorde. je croy elons (paisque nous ne sçavons
  9. pas combien ou comment Dieu a égard aux dispositions naturelles
  10. dans la dispensation de la grace) que le plui exaet et le plus seur
  11. est eleclire, suivant nos principes et comme pay cleja remarqué,
  12. qu’il faut qu’il y age parmy les estres possibles la personne de
  13. Pierre ou de Jean dont la notion ou idée contient toute cette
  14. suite de graces ordinaires et extraordinaires et tout le reste de ces
  15. evenemens avec leur circomstances, et qu’il a plu à Dieu de l la
  16. choisir parmy une infinité d’autres personnés egalement possibles
  17. pour exister actuellement. apres quoy il semble qu’il n’y a plus
  18. rien à demander et que touter les difficultés evanauissent. Car
  19. quant a cette seule et grande demancle pourquoy il a plu à Dieu
  20. de la choisir pour exister parmy tant cl’autres personnes possibles
  21. il faut estre bien dérais onnable pour ne se pas contenter dles
  22. raisons generales que nous avons données, dont le detail nous
  23. pesse. Ainsi au lieu de recourir a un decret absolu qui estant
  24. sans raison est déraisonnable, ou à des raisons qui n’achevent
  25. point de resoudre la difficulté, et ont besoin d’autres raisons
  26. pout cela
  27. le meilleur sera de dire conformement à SS’aul qu’il y a certai,
  28. nes grandes raisons de sagesse ou congruité fondées sur
  29. l’ordre general dont le but est la plus grande perfection de
  30. l’univers que Dieu a obserrées. C’est a quoy reviennent les
  31. nani,
  32. prfectict
  33. justice aussi bien qjue de sa misericorde et enfin cette pro
  34. fondeur immense dles richesses dont le même d’aul avoit
  35. l’ame rarie.
  36. Au reste il semble que les pensées que nous venons d’expliquer,
  37. et partieulierement le principe de la perfection des operations de
  38. Dieu et la notion dle la substance qui enferme tous ses evenemens
  39. avec toutes leurs circonstances; bien loin de nuire serrent a confir
  40. mer la religion, à dissiper dles dlifficultés tres grandles, a enflammer
  41. les ames d’un amour divin et à élever les erprits à la connoissance
  42. des substances incorporelles bien plus que les hypothetet qu’on a
  43. veues jurqu’icy. Car on voit fort clairement que toutes les autres substances
  44. inconnues aux mot
  45. tels et
  46. XXX

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 15r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0029?run=74