Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 14v
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- c’est assez de tcavoir sans le comprendre. Et c’est icy qu’il est temps dle
- reconnoistre altituclinem eliritiarum la profoneleur et l’abyme
- de la divine sagesse, sans chercher un cletail qui enveloppe des con
- siclerations infinies. On voit bien cepenelant que Dieu n’est pas la
- cause du mal. Car non seulement apres la perte de l’innocence des
- hommes le peche originel s’est emparé de l’ame, mais encor au paravant
- il y aroit une limitation ou imperfection originale conpaturelle
- rend feccables ou capables de manguer
- a toutes les creatures qui les inilu
- e
- ner; et pentest
- ee de Dieu tous les esprits seroient tombes. et c’est
- quoy cette grace de Dieu se cloit recluire a mon avis le sentiment ele
- S. Augustin et d’autres auteurs que la racine du mal est dans le neant
- c’est a dire dans la privation ou limitation dles creatures à laquelle
- Dieu remedie gra
- le perfection qu’il luy plaist
- de clonner. à ses clegres et tes mesures elle est tousjours efsicule en
- elle même pour prodluire un certain effect proportionné, et de plus
- elle est tousjours suffisante non seulement pour nous garantir clu
- peché, mais même pour produire le salut, en supposant que l’homme
- sy joigne par ce qui est de luy, mais elle n’est pas tousjours suffisante
- à surmonter les inclinations de l’homme con autrement il ne tien,
- droit plus à rien et cela est reserré a la seule grace absolument
- efficace qute des circomstan
- pur la cor ruixe des circomstan
- enfin les graces de Dieu sont des graces toutes pares sur les quelles
- les creatures n’ontrien a pretendre: pourtant comme il ne suffit pas
- pourrendre raison du choix de Dieuqu’il fait dans la dlispensation
- pabsolue ou conditionnelle
- de ces graces absolue ou conditionelle de recourir a la prevision des
- actions futures des hommes, il ne faut pas aussi s’imaginer dles dle
- erets absolus, qui n’ayent aucun motif raisonnable. Pour ce qui est
- de la foy ou des bonnes veuures prevus il est tres vray que Dieu
- n’a eleus que ceux dont il prevoyoit la foy et la charité, quos se fide
- donaturum praescirit, mais la même question revient pourquoy
- Dieu donnera aur uns plustast qu’aux autres, la grace de la foy
- ou dles bonnes oeuures. Et quant à cette science de Dieu, qui est la
- prevision non pas de la foy et des bons actes, mais de leur matiete
- et predisposition ou de ce que l’homme y contribueroit de son
- corté (puisque il est vray qu’il y a de la diversité du costé des
- hommes la ou il y en a, dlu costi
- par
- que l’homme y agisse aussi; il semble à plusieurs qu’on pourroit
- dire que Dieu voyant ce que l’homme feroit sans la grace ou
- aistence extraordinaire ou au moins ce qu’il y aura de son corte
- faisant abstraction de la grace, pourroit se resoudre à don,
- ner la grace à ceux dont les dispositions naturelles seroient
- les meilleures
- Ainsi il n’y a pas plus qua
- dedifficulte à legard
- des supralapsaires qu’a
- l’egard des autres
- XXX
- XXVIII
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 14v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0028?run=74