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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 17v

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  1. que Dieu entant qu’il est un esprit, est l’origine des existencet, autre,
  2. lment s’ils manquoit de volonté pour choisir le meilleur, il n’y auroit
  3. aucune raison pour qu’un possible existes preferablement aux autres
  4. qu’ill
  5. Ainsi la qualité de Pieu, à d’estre esprit luy même, na derant toutes
  6. les autres considlerations qu’il peut avoir à l’egard des creatures:
  7. les seuls esprits sont faits à sonimage et quasi desa race ou comme
  8. enfans de la maison, puisqu’eux seuts le peuvent seroir librement
  9. et agir avec connoissance àt l’imitation de la nature divine: un
  10. seul esprit vant tout un monde, puisqu’il ne l’exprime pas seulement
  11. mais le connoist aussi, et sy gouuerne a la facon de Dieu. Tellement
  12. qu’il semble quoyque toute substance exprime tout l’univers, que neant
  13. moins les autres substances expriment plustort le monde que Dieu
  14. mais que les erprits expriment plustost Dieu que le monde. et
  15. cette nature si noble des esprits, qui les approche de la divinité
  16. autant qu’il est possible aux simples créatures, fait que Dieu tire
  17. dl’eux infiniment plus dle gloire, que du reste des estres ou plustost
  18. les autres estres ne donnent que de la matiere aux esprits pour
  19. le glorifier. C’est pourquoy cette qualité morale de Dieu qui le
  20. rend le seigneur au Monarque des esprits le concerne pour ainsi
  21. elire personnellement d’une maniere toute singuliere. C’est en cela
  22. qu’il s’humanise, qu’il veut bien souffrir dles anthrouo
  23. logies, et qu’il entre en societé avec nous, comme un srince avec ces
  24. sujets; et cette consideration luy est, si chere que l’heureux fleurissant
  25. estat de son empire qui consiste dans la plus grande selieité posible
  26. des habitans dlevient la supreme de ses loix. Car la felicité est aux
  27. personnes ce que la perfection est aux estres. et si le premier prina,
  28. pe de l’existence du monde physique est le décret de luy donner le
  29. plus de perfection qu’il se peut, le premier dessein du monde.
  30. moral, ou de la cité de Dieu qui est la plus noble partie de l’univers
  31. doit estre d’y repandre leplus de felicité, qu’il sera possible. El
  32. ne faut donc point elouter que Dieu n’ait ordonne tout en sorte
  33. que les esprits non seulement puissent vivre tourjours ce qui est
  34. immanquable mais encor qu’ils conservent tousjours leur qualité
  35. afinque
  36. morale, sacité ne perde aucune personne, conimé le monde ne perd
  37. aucune substance. et par consequent ils sçauront tousjours ce qu’ils
  38. sont, autrement ils ne seroient susceptibles de recompente ny de
  39. chartiment ce qui est pourtant de l’essence d’une Republique
  40. mais sur tout de la plus pars aite ou rien ne sçauroit estre negligé.
  41. enfin Dieu estant en même temps le plus juste et le plus dlebonnaire
  42. des Monarques, et ne dlemandant que la onne volonté pourveu
  43. qu’elle soit

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7, fol. 17v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068581:0034?run=74