Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 6, fol. 2r
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- vous que la fortune vienne icy pour plaide, sa cause. ne vous dirat-elle pas avec raison
- e pas qu’elle a eu droit de reprendre ce qu’elle vous avoit presté.
- Et que toute l’Histoireet toutes les tragedies vous devoient apprendre
- des theatres
- qu’elle ne donnes rien en propriete. Elle se plaindra même e ponse plaind
- de l’insatiabilité des mortels par les vers qu’elle aura rais sujet de dire
- pronencer contre vous. (Les vers contrel cha prononcer contre
- reciter contre l’insateabilité des mortels; sans que vous ayiés le mot
- à dire contre ses raisons. Vous me dites desbelle choses Madne jolies choses Madame
- lum repondit Boece mais qui ne menissent it mon mal mais elle
- se font qu’effleurer; et ces dis elles plaisent tant qu’on les entend,
- mais elles disparoissent avec le son des paroles, et le mal demeure
- vous aves raison (luy dit la sagesse) Cependant ces considerations ne laissent
- pas de preptarer vostre esprit à
- des remedes plus solides, je vous pet
- c combim
- cependam
- lonstetopt
- ce que vous avies droit de pretendre. Vostre premiere jeunesse
- est parvenie à des dignités, ou presque point de vieillards arrivent.
- fiveurs sont
- Et tousvos autres avantages ont esté si grands que même les presens
- malheur n’en sçauroient effacer le souvenir agreable Peses vs les
- vous luy demeures redevable
- bien faits de la fortune, contre vos malheurs et vous trouveres que les premiers sont plus grands
- mremiers l’emportent. Il est Les maux ne semblenit l’emporter que presentement. que
- parce qu’ils serent sont presens; mais ils ne dureront queres, et du moins
- ils dureront moins que les Diens. Ainci à bien et quant les un et ls uns seront passés aussi bien que hutur
- le seront passés aussi bien que qu’eux, il faudra avouer que les biens l’emportent
- sans difficulté. Quand la fortune ne vous auroit point quiltet,
- vous l’auriés bien tost quittée car rien n’est stable dans le monde,
- et toute la nature consiste dans un chargement. (C est le sujet des vers entreme les
- que l’auteur a Ouy dit Boèce) j’avoue d’avoir esté fort heureux
- mais c’est ce qui m’afflige d’avantage. Vostre fausse opinion (répond la Sagesse)
- soutenue de l’imagination du mal present ne change point la nature
- des choses ny la veritable balance de vos biens et de vos mauxo
- Avec tout cela que vous n’estes pas si matheureux, que bien des
- aens ne se croiroient heureux s’ils se pouvoient mettre à vostre place
- sçaves ce qu’ils
- vosire beaupene et vostre femme vivent se portent bien,
- vous avés des enfans parvenus au Consulat. Et je vous trouve
- bien delicat de vous plaindre avec tant d’avantages que la fortune
- vous a laissés. Ou trouveres vous un parfait bonheur ily bas?
- L’un est riche mais il est matlheureux; l’autre est noble mais il est pauvre
- Les plus fortunés sont tousjours les plus sensibles aux maux; ils
- se plaignent d’un estat ou bion d’autres souhaileroient d’estre arriver
- Ce n’es dons que l’opinion souvent qui fusse nostre malleur
- on n’est dons jamais malheureux, que parce qu’on croit de l’estre
- ce qui estant o mortels, pourquoy cherches vous hors de vous la felicité
- qui est en vous mêmes. c’est une perfection du bien d’estre stable sans mélange de crainte
- done l souverain bien ne sçauoit estre osté; et s’il pouvoit estre ar
- quand il est perissable il est accompagne de l’ignorance du perit, ou
- Je l’amertume de la cratute, done le souverain bien ne sçauroit estre osté
- La sagesse adjoute les vers dont le sens est, que le peus seur pour
- la tranquillité est de se pointembarasser des biens passagers. Mais
- poursoit Elle) puisque je voy que mes raisons commenaent, à estregoûtée
- centrée, considerons un peu les biens de la fortune? les richesses
- ne sont bones que par lem ploy, et cet employ les dimigue; la beause
- romer que
- de les lior et des pierres pretieuses le fait perdre; elles al silit dons bonnes desuire
- nan à estre perdue. La beauté de l’or et des pierres pretienses est leur
- perfection et non pas de celuy qui les possede. La cont Les belles couleurs
- des fleurs de vos jardins vous embellissent elles pourquoy prenés vous
- done les bien estrangers pour les vostres C’est l’imagination qui vous les
- attribue, et cela vous rend insatiables et inquiets. Contentes vous des veritables
- biens, et vous ne vous soucieres point de la fortune. Vous voules chasser vostre
- indigeneo par l’abondance, et au contraire vous l’augmentes car plus vous
- aves de choses, et plus vous avés besoin de d’aides pour les petenir. Ainsi
- CFEt au lieu des d’estre maistres de vos pretendus biens vous vous assujettisses à eu en augmentant vos
- il n’y a guere de biens de cette sorte qui n’ayent rendu leur possesseurs malheureur
- Etn en sans baggue ne craint point les voleurs suivent des pers, qui
- de peinent font la peinture de la felicité du siecle , ou la vie des hommes
- ou les hommes, vivoient dans la simplicité naturelle Quant aux honneurs, ce n’est
- qui’ in dousue de niseres que l’ontitur satreiste des retus benprtes nsnirencat
- e+ fadintes c
- instres chequ
- tauteu)
- ces vers ont
- er se trouve
- inserées chez
- anteur
- Aie n’en use pas ainsi
- sans suje
- combien
- Et les maux me
- sont d’autant plus
- sensibles
- sattu ais lu
- qu’on doit estiner
- cour d’un esprit
- qui regarde les uns
- et y les autres avec
- in evignement egul
- lepuossentet le
- passe un
- dux Ploignement egal
- autrement eil peut
- perir, le possesseur
- is leitil es
- sil sçachant qu’il
- le pent perdre est en
- crainte, ou s’il ne tcaite
- son ignorance est une
- imperfection
- l’un et l
- autre est incompateble avec le
- Souverain bien, le quel par
- consequent ne sçauroit estre
- este.
- =le nombre les laquars
- vous fait il plus ro-
- buste ou plus sainte
- Leur force ne vous
- sert qu’à acquerir ou
- a maintenir d’autres
- piene avantage
- egalement imuginaires
- etnes vos
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 6, fol. 2r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068595:0003?run=74