Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 7, fol. 9r
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- les
- le
- esttes
- ire
- M.
- lai
- n
- ne
- Cans
- e ron
- (28) Mais quoqque les particuliers qui ont du merite
- et de la bonne intention puissent nous donner
- des choses fortbelles et fort utiles; Il est pourtant
- vray, qu’ils feroient infiniment mieux, et plus, et encor
- et plus tost, s’il y avoit entre eux beaucoup
- d’intelligence et de communication. Car mainto
- nant que chacun pense à soy, il arcive que
- differentes personnes font la même chose ce qui
- emp.
- est autant déperdu; il arrive que ceux qui
- entreprement quelque travail, manquent de lami-
- eres, materiaux et autres aides, que des personnes
- habiles ou instruites, leur pourroient fournir,
- Et ce qui est le plus important, mille choses se
- pouvent faire par deux ou trois ou meme
- qui par le travait
- par plusieurs qui s’entendent, que chacun travaillant à part
- qul me se feront
- à part ne sera jamais on ne ferontjamais bien, s’ils travaillent sansse communiquer
- (24) On raconte que le fameux Drebel avoit
- limagination sibonne, que trouvant un morceau
- de pierre dans la rüe, il se souviret d’un trau
- qu’il avoit remarqué dans un autre endroit
- que ce fragment estoit capable de remplir juste
- ment exactement C’est pour dire que les Com,
- binaisons des choses, qui paroissent éloignées
- dinguliers
- servent souvent à produire des effects or
- diva. Et c’ est encor la raison pourquoy ceux
- qui se bornent a une seule recherche, manquent
- souvent de faire des découvertes, qu’un esprt
- plus etendu qui pout joindre s’autres sciences
- à cette dont il s’agit, decouvre sans peine. Mais
- comme un feut ne sçauroit bien travailler à tout,
- c’est l’intelligence mutuelle, qui y peut suppleor
- Les sçavans se trouvent souvent courts, par
- ce quils ne sçavent point les adresses des
- uuriers. Et les ouvriers demeurent dans leur
- vieilles practiques, faute de consulter les
- sçavans. Un homme du commun aura fait une
- solie observation qui perira avec luy. Si elle
- estoit connué à ou il le faut, ce seroit
- une source de nouvelles decouvertes. Un homme
- euquril laisse pourrir pour ainsi dire
- xeciter laque seut. S
- est Geometre par exemple, il sera
- sarce qu’ils rebuté par les grands calculs
- soit en nombres ou en especes algebriques, qu’il
- faudroit pour l’executer; pendant qu’un habile
- calculateur manquant de matieres importantes
- pour employer son calcul et celuy de ses écoliers
- s’amuse a des exemples inutiles qui coustent pourtant
- autant depeine que les bons. Il y a des calcule
- +ffinsi s’ils s’entendoient
- l’un et l’autre feroit mleux
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 7, fol. 9r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068596:0017?run=74