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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 10, fol. 8

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  1. qu’il donne, ou plus tost qu’il ne donne pas, des vertus, dont il parle
  2. Dela Probite.
  3. L’Aut eur dit, qu’il est rare de voir des gens religieux à observer la probitea
  4. en secret. Je reconnois, que la veritable probité n’est pas aussi ordinaire, qu’il servit
  5. à soutraiter: mais elle n’est passirare ausi qu’on paroist l’insinuer. Un
  6. homme accoutume aux bonnes actions ne se resoudrà pas facilement à en faire
  7. de manvaises. Mais j’avoue qu’il est rare, qu’on ait une probité, et genera
  8. lement une ventu morale à l’epreuve des grandes tentations. Pour bien en-
  9. tendre ce point, parce qu’il est general, et regarde tout l’ouvrage de nostre
  10. habile auteur; il faut distinguer divers principes des bonnes actions. On les
  11. fait ou par les Principes de la Morale, ou par les Principes de la Pieté. Les
  12. Principes de la Morale sont deux, l’utilité et le plaisir. L’auteur n’alles
  13. ordinairement que les motifs d’utilité; et ces motifs sont bons. Car il est Hgison-
  14. nable de practiquer ce qui est utile: Mais ils ne sont pas assés bons pour rendre
  15. l’homme vertueux. Il faut pour cela le principe du plaisir, qu’on trouve dansla
  16. vertu, et du deplaisir, qu’on trouve dans le vice. Cesont des motifs plus rebeves
  17. que l’auteur ne touche gueres. Cependant plus ce plaisir ou ce deplaisir est
  18. grand, plus on est vertueux interieurement. Lors que l’Auteur reconnoist
  19. icy, qu’on a les traitres en abomination, il avoue luy même tacitement, que
  20. les hommes sont portes naturellement a estre choqués de ce vice, et à trouver
  21. laprobité belle et agreable. Mais ce plaisir qu’on ytrouve, s’il n’est que me
  22. diocre, est sujet à estre surmonte par d’autres plaisirs plus grands, et
  23. même par l’esperance des plaisirs futurs, qu’une grande utilité presente
  24. fre, nous fait concevoir. Il en est de même d’une douleur prefente
  25. ou des craintes
  26. accommoder aux hommes et aux temps. La patience de Soerate (dit on)
  27. CXOIre
  28. estoit une ambition delicate. Il vouloit faire persuader, qu’il avoit attent
  29. la perfection de la raison. Mais n’étoit ce pas deja une grande force d’
  30. esprit de l’assussettir à cette belle ambition, que je sonhaiterois à tous
  31. les hommes. Le dis d’avantage, quand on aura appris à faire des
  32. actions lonables par ambition, on les fera par apres par inclination. Car
  33. on sy plaira en effeit, et on trouvera, que la vertu est une belle chose. On dit
  34. que les sonverains souffriront, l’insolence d’un étourdi pour n’avoir pas la
  35. reponds
  36. honte de s’emporter. Le que c’est un bon motif, e ls trouvent que
  37. MalS
  38. l’emportement est une chose laide pour eux et pour les autres ils voudront
  39. monstrer, (adjoutet - on) qu’ils n’ont pas moins de pouvoir sur eux mêmes que
  40. sur les peuples. Le trouve encor, que c’est sagement fait, et qu’ils le monstreu
  41. effectivement par ces demarches.
  42. De la semperance
  43. Lauteur dit, qu’ on surmonte les passions par d’autres passions. Mais
  44. pourquoy ne le feroit on pas, pourquoy negligeroit on de si grands aides I Il ad-
  45. u
  46. joute, qu’on domte la gourmandise Von fuit les lieur de debauche par l’amour
  47. de la vie et de la santé. Cet exemple n’est pas des mieux choisis pour molsu
  48. le combat d’une passion contre l’autre. L’amour de la vie et de la santé
  49. est de la plus pure raison. Il faut bien quorfuye quelques plaisirs par la conside
  50. ration d’un plus grand mal. Il adjoute qu’on est souvent reglé à fin
  51. d’amasser du bien, et de vivre par apres avec commoditémsy at il rien
  52. de blamable en cela 2. C’est un excellent motit d’estre reglé, afin de pouvoir
  53. tons jours vivré avec ordre et regle. On a tort d’appeller cela avarice

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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 10, fol. 8. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068599:0022?run=74