Search the Nachlass

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 10, fol. 19

Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.96.

Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text

The machine reads it as

  1. Du mépris de la mort.
  2. On remarque qu’un Heros que la gloire fait mepriser la mort dans une
  3. bataille, est quelques fois trouble et abbatu par une maladie, qui fait craindre
  4. pour sa vic. Le trouve qu’il est rai sonnable de preferer une mort utile à la patrie
  5. On alleque ausi que
  6. Thonnorable, à une mort de langueur. D’ailleurs la necessité, la reputation, la coutume
  7. et quelques fois l’erperance d’echapper contribuent à faire prendre patrence
  8. aux malades. Sant mieux an
  9. La conclusion de l’auteur est, que
  10. aussi.
  11. le mepris de la mort est faux dans les hommes du monde. Mais pourquoy mepiset
  12. estimer
  13. et pourquoy pasfer un bien aussi estimable que la vie ? On peut estre patient dans le mal
  14. sans mesriler le bien. On ne meprisera pas la mort, on tachera de conserver la
  15. vie, mais lon sera content de ce que la providence supreme en a ordonné.
  16. De la Constance.
  17. L’on remarque, que la force de resister aux tormens peut venir d’une passion
  18. vehemente. A mon avis c’est quelque chose, de louabte et de grand que de
  19. qui donnent de la force à l’esprit
  20. pouvoir avoir ces passions a propos (.L’auteur veut augi, que la constance, avec
  21. laquelle les grands hommes recoivent et supportent les accidens nopines
  22. la
  23. masil ne leprouue pas mais il se trompe dans son
  24. de soit n’est qu’un masque de fermete veritable Les disgracies de la Cour qui
  25. gugement. Il y a des malheurs qui afligent les uns, et n’apligent point les autres. par exemple, les disgracies
  26. dela cour queont un beauxis-aller chet eux, s’en peuvent consoler fort aisement, on
  27. 1C
  28. cependant on els accuse, d’estre peu sinceres, lors qu’ils se vantent d’estre contents. Le
  29. La piete nous
  30. veux croire qu’il y en a, qui ne songent qu’a estre rappelles. Mais tous ne
  31. sont pas de cette trumeur. On conclud enfin, que les hommes du monde ne
  32. veertu.
  33. sont constans, que parce qu’ils font de necesité dant mieux. La vertu est
  34. Faire de necessité rertu, c’est en user comme il faut. Il est vray qu’on est encor
  35. tonsjours bonne, de quelque cause qu’elle vienne. Du reste la piete nous bonne
  36. en donne en effect.
  37. ds sentrinens plus releves. Car elle nous apprend d’avour non seulement
  38. d’avoir la tranquillité, que la necessité est capable de nous donner; mais de trouver
  39. même idu contentement dans les evenemens, lors qu’on considere, que
  40. Dieu fait tout pour le mieux.
  41. suls sont mediocrement sages
  42. De la fermete.
  43. On donne pour exemple uy un homme, qui se roidit contre un ministre
  44. au prejudice de sa fortune et de sa famille, pour avoir la vanité d’estre applac
  45. di. setrouve qu’on a raison de blamer cette espece de fermeté, lorsque le Mi-
  46. nistre n’exige rien qui soit indigne. On parle aussi icy de ceux, qui soutiennent
  47. omniatrement leur sentimens. Mais quand on exige d’eux un aveu contraire
  48. à leur consciente, je tiens qu’ils ont rarson de le refuser.
  49. De la Generosité
  50. On entend icy la geperosite, qu’on excerce envers ceut, qui nous ont offent
  51. O liur ct
  52. es, en leur pardonnant florsque nous sommes en estat de nous vanger. On l
  53. attribue à l’ambition, et quelques fois même à l’interest. On vent qu’Ale-
  54. soutient
  55. xandre traitoit si bien la jamille de Darius, parce que cela luy estoit glorieux
  56. et même utile. Mais il me semble, qu’ontre cela c’est un grand plaisir de
  57. pardonner à des ennemis sonsmis, et de soulager des malheureux.
  58. D
  59. De la Magnanimité des Philosophes
  60. On refute ucy liceron, qui mettoit la magnanimité dans la liberté
  61. de l’ame. On pretent que cette liberte est chimerique, parce qu’il faut
  62. combattre les passions par d’autres passions, et sur tout par l’ambition: mais
  63. i comme j’ay de ja dit
  64. je trouve que ce n’est pas une petite force de l’ame, que de pouvoir employer
  65. les passions a propos. On apporte des exemples de ceux, qui ont meprise des
  66. royanmes, des gouvernemens, des grandes charges; et on tache de donner des
  67. raisons de leur resolution, qui en diminuent le prix. Mais j’armerois mieux
  68. d’exchercher, qui l’augmentent. Pourquoy s’attacher à gater tontes les
  69. belles choses Sur la fin du chapitre on blame Democrite de s’estre mis
  70. en retraite pour rechercher les secrets de la nature. L’anteur pretend
  71. que le desir de savoir devroit estre conté parmus les passions, qui causent
  72. le plus de prefudice, et qui sont les plus contraires au repos. Pour moy
  73. si j’avris les avantages de Democrite pour les recherches, je serois
  74. plus louable
  75. quand on
  76. est parvenu
  77. a la vertu
  78. par des motifs
  79. pris releres

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 10, fol. 19. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068599:0033?run=74