Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 10, fol. 19
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- Du mépris de la mort.
- On remarque qu’un Heros que la gloire fait mepriser la mort dans une
- bataille, est quelques fois trouble et abbatu par une maladie, qui fait craindre
- pour sa vic. Le trouve qu’il est rai sonnable de preferer une mort utile à la patrie
- On alleque ausi que
- Thonnorable, à une mort de langueur. D’ailleurs la necessité, la reputation, la coutume
- et quelques fois l’erperance d’echapper contribuent à faire prendre patrence
- aux malades. Sant mieux an
- La conclusion de l’auteur est, que
- aussi.
- le mepris de la mort est faux dans les hommes du monde. Mais pourquoy mepiset
- estimer
- et pourquoy pasfer un bien aussi estimable que la vie ? On peut estre patient dans le mal
- sans mesriler le bien. On ne meprisera pas la mort, on tachera de conserver la
- vie, mais lon sera content de ce que la providence supreme en a ordonné.
- De la Constance.
- L’on remarque, que la force de resister aux tormens peut venir d’une passion
- vehemente. A mon avis c’est quelque chose, de louabte et de grand que de
- qui donnent de la force à l’esprit
- pouvoir avoir ces passions a propos (.L’auteur veut augi, que la constance, avec
- laquelle les grands hommes recoivent et supportent les accidens nopines
- la
- masil ne leprouue pas mais il se trompe dans son
- de soit n’est qu’un masque de fermete veritable Les disgracies de la Cour qui
- gugement. Il y a des malheurs qui afligent les uns, et n’apligent point les autres. par exemple, les disgracies
- dela cour queont un beauxis-aller chet eux, s’en peuvent consoler fort aisement, on
- 1C
- cependant on els accuse, d’estre peu sinceres, lors qu’ils se vantent d’estre contents. Le
- La piete nous
- veux croire qu’il y en a, qui ne songent qu’a estre rappelles. Mais tous ne
- sont pas de cette trumeur. On conclud enfin, que les hommes du monde ne
- veertu.
- sont constans, que parce qu’ils font de necesité dant mieux. La vertu est
- Faire de necessité rertu, c’est en user comme il faut. Il est vray qu’on est encor
- tonsjours bonne, de quelque cause qu’elle vienne. Du reste la piete nous bonne
- en donne en effect.
- ds sentrinens plus releves. Car elle nous apprend d’avour non seulement
- d’avoir la tranquillité, que la necessité est capable de nous donner; mais de trouver
- même idu contentement dans les evenemens, lors qu’on considere, que
- Dieu fait tout pour le mieux.
- suls sont mediocrement sages
- De la fermete.
- On donne pour exemple uy un homme, qui se roidit contre un ministre
- au prejudice de sa fortune et de sa famille, pour avoir la vanité d’estre applac
- di. setrouve qu’on a raison de blamer cette espece de fermeté, lorsque le Mi-
- nistre n’exige rien qui soit indigne. On parle aussi icy de ceux, qui soutiennent
- omniatrement leur sentimens. Mais quand on exige d’eux un aveu contraire
- à leur consciente, je tiens qu’ils ont rarson de le refuser.
- De la Generosité
- On entend icy la geperosite, qu’on excerce envers ceut, qui nous ont offent
- O liur ct
- es, en leur pardonnant florsque nous sommes en estat de nous vanger. On l
- attribue à l’ambition, et quelques fois même à l’interest. On vent qu’Ale-
- soutient
- xandre traitoit si bien la jamille de Darius, parce que cela luy estoit glorieux
- et même utile. Mais il me semble, qu’ontre cela c’est un grand plaisir de
- pardonner à des ennemis sonsmis, et de soulager des malheureux.
- D
- De la Magnanimité des Philosophes
- On refute ucy liceron, qui mettoit la magnanimité dans la liberté
- de l’ame. On pretent que cette liberte est chimerique, parce qu’il faut
- combattre les passions par d’autres passions, et sur tout par l’ambition: mais
- i comme j’ay de ja dit
- je trouve que ce n’est pas une petite force de l’ame, que de pouvoir employer
- les passions a propos. On apporte des exemples de ceux, qui ont meprise des
- royanmes, des gouvernemens, des grandes charges; et on tache de donner des
- raisons de leur resolution, qui en diminuent le prix. Mais j’armerois mieux
- d’exchercher, qui l’augmentent. Pourquoy s’attacher à gater tontes les
- belles choses Sur la fin du chapitre on blame Democrite de s’estre mis
- en retraite pour rechercher les secrets de la nature. L’anteur pretend
- que le desir de savoir devroit estre conté parmus les passions, qui causent
- le plus de prefudice, et qui sont les plus contraires au repos. Pour moy
- si j’avris les avantages de Democrite pour les recherches, je serois
- plus louable
- quand on
- est parvenu
- a la vertu
- par des motifs
- pris releres
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 10, fol. 19. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068599:0033?run=74