Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 10, fol. 20
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- fort de son humeur. Un tel travail vaut mieux que le repos, Plut à
- à Dieu que la passion qu’on blame icy, fut plus commune. Il n’ya guer
- deplus agreable ny de plus utile. Les personnes dont elle s’est emparce,
- travaillent pour les plus solides biens du genre human. Ils cherchent à
- augmenter son empire sur la nature. Leur succes ont este asses considera-
- bles pour nous faire sontaiter que le nombre de ces personnes fut plus grand
- Il n’y a rien aussi de plus propre à nourrir la veritable preté et a faire
- connoistre et odmirer les perfections divines.
- De la Vaillance.
- On pretend que la vaillance a deux motifs principaux, le desir de la
- gloire qui paroist; et le desir. de se reposer un jour avec honneur et com-
- ne
- modite, qui se cache. Il mê me semble pas, qu’on ait besoin de le cacher.
- L’une et l’autre veue est belle et bonne. Lemralation n’est pus manvaise
- a guerre mais doit avoir pour but, la paix et le repos, et les sages
- non plus: le prapprouve pas l’inclination de quelques uns de ne respirer
- que le carnage.
- qe Un homme rarsonnable en visagera tous jours la guerre
- comme un mal necessavre.
- LA TEMPERANCE
- Les vertus, qui ont du rapport à lo temperance.
- On y rapporte le mepris des richesses, la modestie de la depense, la dou-
- leur de la mort des proches et des amis
- Du mepris des richesses.
- On a raison de des approver la conduite des Philosophes Cyniques, et
- de faire voir l’utilité du bien.
- De la Modestie dans la depense.
- On remarque fort bien, que les Ministres et les Favoris font sagement
- deviter le faste.
- De la douleur de la mort des ptroches et des amis.
- auteur dit qu’on ne pleure pas te mort de son ami, mais la
- perte qu’on a faite. Cette remarque est un peu trop subtile. il faut
- vien qur
- d’autres endroits: Il remarque que les grands ne sont jamais plus disposes à
- accorder des graces, que lors qu’ils ont obtenu quelque grand sucies. Mais en sont
- ils blamables 2
- De la Modestre des hommes.
- On veut encor, que la Modestie prenne sa naissance de l’orgueil. On l’entend
- de ceux, qui ne parlent gueres d’eux mêmes, lors même qu’ils ont fait quelque belle
- e
- parce que
- action, Cocela n’est ny poli ny actreable. On pretend même icy, que ce silence
- et que
- qan
- est une vanterie fine, Les silencer bien places sont comme les pauses dans la musique
- qui luy donnetit du relief. Le ne vois point, comment on puisse contenter des criti
- ques aussi severes le nostre auteur. Il feroit passer pour un fat, pour un impoli
- pour un fanfaron celuy, qui parteroit souvent de ses prottesses: et icy il fait passer
- pour un orgneilleux caché celuy, qui n’en parle gueres. Pourquoy ne reconnoist
- il pas plus tost, que c’est un homme sage, qui evite ce qui est choquant et mal
- seant? Cependant il y a des occasions, ou il est bon et même necessaire de se faire
- rendre justice.
- De la Modestie des Femmes.
- L’auteur lattribue ordinairement à la froideur de leur temperament. Le ne
- lay, si celle pretendue froideur est bien établie. L’education, qui leur donne de
- l’horreur pour les paroles et pour les actions destonnètes, est peut é̂tre une meille
- raison. Mais c’est une louange et non pas una blame, lors qu’on passe pour
- avoir esté bien elevé. Les femmes sont louables aussi, de ce qu’elles ont soin
- de leur reputation, et quand toutes ces impressions sont tellement passées en
- habitude, que l’immodestie leur paroit une chose laide, on peut dire, que
- leur modestie est une veritable vertu.
- De la Patrence dans les maladies.
- vienne
- L’on veut que cette patience vient du desir et de l’esperance de vivre
- et de la reflexion qu’on fait, que les maut s’aigrissent par les inquietudes
- et les hagrins. et mon avis voi là des bons motifs.
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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 10, fol. 20. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068599:0034?run=74