Search the Nachlass

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 42v

Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.93.

Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text

One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 41r); this page is its left half.

The machine reads it as

  1. P. S. Nous trouvons en nous mêmes la puissance de commencer ou de ne pas commencer, de
  2. continuer ou de terminer plusieurs actions de nostre ame, et plusieurs mouvemens de nostre corps
  3. et cela simplement par une pensée, ou un choix de nostre esprit, qui determine ou et commande pour
  4. ainsi dire qu’une telle action particuliere soit faite, ou ne soit pas faite. Céte puissance .... est ce
  5. que nous appellons Volonté, l’usage actuel de cette puissance ce homme Volition; la cessation ou la
  6. production de l’action qui suit d’un tel commandement de l’ame, ceste s’appelle volontaire, et toute
  7. action qui est faite sans une telle direction de l’ame, se nomme involontaire je trouve tout cela
  8. plus roudement, et pour aller peutestre un peu plus
  9. avant, je diray que la Volition est l’efort a ce qu’on trouve bon et contre ce qu’on trouve
  10. depce
  11. mauvais resultant immediatement de l’aperception qu’on en a. Et le corollaire de cette definition est cet Axiome
  12. celobre, que de la volonté et dela puissance du pouloir et pouvoir jointensemble, suit l’action; puisque del
  13. toute tendence suit l’action lors qu’elle n’est point empechee: Il’ y à cdés vo efforts mapperceptibles, qui resultent
  14. bles i peratibles, que j’aime mieux appeller appetition
  15. e actionis oloulires que e dont on peut s’apperce voir, et sur les
  16. des sentimens qu perceptions, infentubom
  17. la puissance d’appercevoir, est ce que nous appellons entendement, il y a la perce-
  18. que Volitions; escar
  19. quelles nostre vflexion peut tomber +
  20. iexerrs ption des idées, la perception de la signification des signes, ila peception deca convenane
  21. la perception de la signification des
  22. signes, ne merite peutestre pas d’estre distinqué e dela perception des idées pd l’usage
  23. ou disconvenance qu’il y a entre quelques unes de nos idées
  24. alleurs jecrois qu’ontendre l’ufage cependant l’usage ne nous permet pas le mot d’entendre
  25. qaux deux dernieres perceptions seulement il seu me semble, qu’on entend aussi les idées, lorsqu
  26. elles sont distinctes; et ainsi on pourroit dire que l’intellection est une perception distincte:
  27. 8.6. L’on dit communement que l’Entendement et la volonté sont deux facultés de l’Ame,
  28. terme assez commode, si l’on saservoit, comme l’on deuuroit se seroir de tous les mots en frenant
  29. parde qu’ils ne fissent naistre aucune confusion dans les pensées des hommes comme je soubhonne
  30. qu’on a fait dans cette rencontre en supposant que l’Entendement et la volonté signifient
  31. quelques estres recls dans l’ame.. Et lors qu’on nous dit que la volonté est cette faculte superi
  32. veure de l’ame, qui regle et ordonne toutes choses, qu’elle est ou n’est pas libre, quelle determine
  33. les facultés inferieures, qu’elle suit le distamen de l entendement; oyq ces expressions, puisent
  34. les n’ayent fait venir
  35. estre entendues en un sens clair et distinct; je crains pourtant qu
  36. agissent distintement en nous
  37. a plosieurs personnes l’idée confuse d autant d’agents quibe, sis y a une distinction reelle
  38. entre l’Ame et ses facuetés, et si une faculte est distincte réellement de l’autre. Les Reaux
  39. c’est une Question qui a exerce les Ecoles de puis longtem
  40. ont dit quouy, et les Nourinaux ont dit que non et la meme question a este agitée sur la
  41. Mais je ne pense pas qu’on ait besoin icy
  42. de decider et de s’enfoncedans ces eptines; quoyque je me couvienne qu’Episcopius l’a e
  43. trouvé de telle importance, qu’il acru qu’on ne pourroit soutenir la liberté de l’homme
  44. Realite de plusieurs, autres Eres abstraitis,
  45. si les facultés esto sont estoient reelles des estros reels. Cependant quant elles seroient
  46. abusivement. Ce ne sont pas les facultés ou qualités, qui agissent, mais
  47. aituticer a
  48. in sper te
  49. 8. 8. Tant quan homme à la puissance depenser ou de ne pas penser, de mouvoir ou de
  50. ne pas mouvoir conformement conformemena la preference ou au choix de son propre, esprit, jusqui
  51. moye des facultes
  52. là il est libre pde q l’usage veut conforme qu’on dise conformement à
  53. prouo
  54. cette Notion, qu’un prisounier n’est point libre sun paroleytique n’a pas l’usage libre de ses membres
  55. et qu’un homme occupé par une grande passion, n’a point l’esprit libre. cependant, on dit
  56. qu’un pauure est aussi libre qu’un riche equ’il a la liberté de hausser sa maison, quoyque il n’ait pas les
  57. ble qu’en d veut
  58. i l’empeche
  59. moyens pour cela; et en l’opposant à l’escive, ou à l’homme qui est enservitude, il exterve
  60. dere uniquement, qqu’il n’y a point de puissance qui
  61. d’agir conformement à laraison dans les choses qui ne demandent que ce qui a coustume d’estre
  62. en nostre pouvoir. Ainsi la prisone l’esclavagé se diminuent la liberté et non pas la
  63. parduerté ny les maladies; je parle de la liberté de fait sans me mettre en peine icy de celle de droit
  64. S. 9. personne ne s’est encor avisé de prendre pour un Agent libre une balle, soit qu’elle soit
  65. en nouvement apres avoir esté pousse par une Raquette, ou qu’elle soit en repos, c’est parceque nous
  66. ne concevons point pas qu’une balle sense ny qu’elle ait aucune volition qui luy fasse preferer le
  67. mouvement au repos. si la libre estoit ce qui agit sans empechement
  68. la balle estant une fois en mourement dans un horison bien uni, seroit un agent libre. Mais
  69. Aristote a deja bien remarque que pour appeller les Actions libres nous demandons d non seulement
  70. qu’elles soyent spontanées, mais encor qu’elles soyent deliberies:) c’est pourquoy nous reguions
  71. le mouvement ou le repos de la balle sous l’idée d’une chose necessaire (l’appellation de necessaire
  72. Cette verité conditionelle,
  73. savori suppae Taballe
  74. de mande presque encor plus de ec circomspection que celle de libre.
  75. sinsi las
  76. nse
  77. les actions inter.
  78. suivent de
  79. lunion del
  80. ime et du
  81. coops, donti
  82. lactisen
  83. ae donn
  84. i tupor
  85. sid schlerter.
  86. s pn

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 42v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0084?run=74