Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 51r
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- 5. 58. Le jugementpresent que nous faisons du bien et du mal, est fousjours dioit. Et pour cequi est dela
- felicité ou de la miserepresente lors que la reflexionne vu pas plus loin et que toutes consequences tout entiere
- mont mises à quartier, l’homme ne choisit jamais mal ( c’est à dire si tout estoit borné à ce moment present, il n’y
- auroit point de raison de refuser le plaisir qui se presente .A En effect j’ay re marqué que cy dessus que tout plaisir
- est un sentiment de perfection. Mais il y a certanes perfections qui entrainent aoes elles des imperfections plus
- ut tout sa vie à jetter des pox contre des epingles pour ne
- randes. Airsi la comme si quelcau s’all a b’ilssedui qu’ilexantre le Grand a qui Alexare le Grand fit donner
- manquer jamais de les faire enferrer
- pour recompense un pooisseau de cet homme a paroi
- dibit
- me certaine perfection, mais ils en
- qu il autoit negligées. C’est ainsi qu’un que la perfection qui se trouve dans certains pedisci pregens doit ceder
- cedet tout sur tout au soin d au soin de celles qui sont necessaires pour priter qu’on ne soit plongé dans la
- misere, qui est l’estat au l’on ga d’imperfection et en imperfection ou de douteur en douteuz. Mais s’il n’y
- avoit que le protent mement, il faudroit se contenter de la pirfection qui s’y presante, c’est
- 5.62. Densorme rendroit volontairement sa condition matheureuse, s’il n’y
- à dire du present plaisir
- estoit porté par des faux jugemens. je ne parte pas des suites d’méprises qui sont des
- suites d’une erreur, invincible, et qui meritent a peine le nom de faux jugement, mais
- de ce faor jugement qui est tel par la propre confession, que chaqe homme en doit faire
- en soy même. P.63 premierement donc l’ame se meprend lors que vous comparons
- le plarsir ou la pouleur avec un plaisir et une douleur avenir et les mesurons par les
- differente distance ou elles se trouvent à nostre égard; simblables à un heritier prodigue
- qui pour la pe possessien presente de peu de chose renonceroit à un grand neritage
- qui ne luy pourroit manquer. chacun doit reconnoistre sce faux jagement
- car l’avenir de icadra present et aura alors le même avantage de la proxincé. Si dans
- le moment qu’e prend le verre en main le plaisir de boide estoit accompagné des douleurs
- de teste et maux d’estomae qui luy arriveront en peu d’heures, il ne voudroit pas quuster
- du vin du bout des leures. S une petite difference de temps fait tant d’illusion à bien
- plus forte raison une plus grande distange fera le même effect. il y a quelque ropport
- des temps. Mais a la comparaion, il y a cette difference
- aussi, que les objets visibles diminuent peu pres à proportion de ladistances a il n’en est pas de même
- convenance icy entre es la distance des
- M
- l’egand des opjets aveair, qui apissent sur l’imagination et, l’esprit: o les rayons visibles tout des lignes
- droites qui s’eloignent pro portionnellement, mais il y en des courbes qui apres quelque distance e.
- paroissent tomber dens la droite, It ne seloignent plus sensibles quoyd comme les asymptotes
- dans la venté deschoses, elles en demeurent s’pares eteruellement: c’est ainsi que
- la puy une petite distance des temps nous nous derobe fouvent entierement l’avenir, tout comme si
- estoit disparu petd aei
- e
- aid
- dattention; il n’eu reste souvent que
- quo
- par methode ob par habifude. J je ne parle point icy de cette espece de faux jugement par le quel
- ob 5
- ce qui est abtent n’est pas seulement diminue mais tout à fait aneanti dans l’esprit des homme,
- a difperence
- le non
- quand ils jouissent de tout ce qu’ils peuvent obtenir pour le present, concluant
- e doit que cela
- arrivera aucun mal mesemble que c’est la même erreur, et qu
- arrive considere; soit que cla oienne d seulement faute de de sentiment, et d’attention;
- ou fauted ou par une erreur veritable; comme lors qu’examinant la chee chose, on conclut
- on fait une fausse conclusion; ce qui merite plus proprement le nom de faux jugement; au
- alieu que dans le premior cas, ou pourroit dre, que qu’on ne fait point de jugement du tout,
- agement
- pent estre distinguereyentre manumise perception, et facem
- en
- porrac
- ’eutr et faus jugement; car souvent in ne d met pas seu
- question si le bien avenir doit estre prefere, et n’egit que par st sans s’aviser de venir à l’examen.
- o
- sans
- agit
- plina
- ton impartait
- Mais lors qu’on y peuse, e il arrive un de deux, ou qu’on ne continue pas d’y peuser, et s’en deton asso
- sypenser et qu’on passe outre sans sy arrester, ou qu’on pousser la questron qu’on a entamee; ou
- poursuit l’examen, et forme une conclusion. Et quelques fois dans l’un et l’autre, il demeurs un
- remons, plus ou moins grand; quelques fois aussi il n’y e a poiat du tout de formilo oppositi,
- soit que l’esprit se detourne, ou qu’il est abuse par des prejugés
- 1. 64. L’etroite caparité de nostre esprit est la cause des faux jugemens que nous faisons
- en comparanta nous ne saurions bien jouir de deux daisirs à la fois, et moins
- encor pouvons nous quere jourr d’aucun plaisii dans le temps que nous sommes obisedés par la douleur
- Un peu d’amertume melé dans la coupe nous empeche d’en gouster la douceur. Le mal qu’on sent
- actuellement est tousjours le plus rude detous. On s’ecrie: ah: toute autre douleur plus tost que
- celle cys. (’il y a bien de la varieté entont cela, selon le temperament des hommes la force de cequ’on sent
- homme qui a la goullé peut le estre dans les joye par cegs’il luy arrive une grande
- udes delices se plam et qui pourroit vivre à son eise sur ses terres, est dans la
- plonge dans a tristesse à cause d’une disgrace à la cour. C’est que la joye et la tristesse, vientn resultat ou de la prevalenco des
- et les habitudes qu’on a pries
- fortune et un homme qui es au
- plaisirs ou des douleurs, quand il y a du mélange. Leauder méprisoit l’incommodité de passer lamer la ait la mera la
- ne souroit boite ou manger, sans dongeur
- atisfont à ces appetits an delà même
- nage la nuis, pouse par les atiaits dela bille Herei n es oo
- tei tuma mau
- onttunt vale
- C
- c autre
- ope ce de ceo
- ors que la vue
- tente eu bie
- je parce
- t
- connavence quis
- d
- re du sir
- paue
- hons dele
- erreur qui au
- e sentiment de
- lavenit
- meme
- (a
- Ce faux ingenem
- de ja mentionne
- qui vient d’une
- trop foille represe
- ration d
- avenir qui es
- onou point consid
- a ne consider
- p su point
- du necissaire
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 51r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0101?run=74