Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 62r
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- au moins
- or si cela estoil, de la maniere possible
- que j’ay expliquée cydessus (mais qui ne paroist point
- OL
- corgisemblable) e le même individu subsisteroit tousjouxs, dans Nestor, dans socrate, et dans quelque moderne
- tet pourroit même faire coune connoistre son identité
- à celuy qui penetreroit assez dans sa nature, à cause
- des impressions e
- se
- utres
- ou socrate ont fait. Mais. si l’homme moderne
- an
- point de moyen de connoistre, ce que qu’il a este, ’ est ce sergit
- imai
- quant à la morale, comme s’il ne l’avoit point
- esté? Les ames selon mes hypotheses ne sont point
- indifferentes à l’egard de quelque portion de matiere que ce soit au contraire
- elles expriment originairement cellesa qui elles
- usi quand si elles passietans un nouveau corps sensible prossier ou sensible
- norps, elles qae tont ce qui l’expresson de tout ce qu’elles ont dont elles ont eu perception
- sont et doivente
- ont senti dans les vieux, et même il faud que le nouveau
- corps s’en ressentit; de sorte que la continuation individuelle a
- ses marques reelles. Mais ce la ne sauroit se faire d’une
- matiere qui nous soit tousjours appercevable. Cela fait un
- même individu en voit par la comment les Actions d’un ancien
- appartiendioient à in moderne qui puroit la memaa
- il s’ensoiteroit enc une identité persortelle. Une portion de matiere
- e
- qui passe dan il n corps dans un autre ne fait point l’indicidu qui
- le même individu humam, ny ce qu’on appelle Moy; mais c’est
- N. 16. Jesuis autant interesse et aussi justement reponsable
- j’ame qui le fait
- pour uneaction faite il y a mille ans qui m’est presentement
- adjugée par cette con-science (sel fconscions ness)ve j’en ay
- comme en ayant esté faite par muy même; que je le suis
- pour ce que je viens de faire dans lle moment precedent.
- e cette opinion de d’avoir fait quelque chose peut tromper
- dans les actions éloignées. Des gens ont pris pour veritable enfin
- ce qu’ils avoient songé on ce qu’ils avoient inventé, à foree
- de le repete. de l’autre costé, on peut estre reponsable
- de ce qu’on a fait quand on l’auroit oublie, pourveu que
- nciee
- l’action soit verifiée d’ailleurs
- fi1 17. Chacun éprouue tous les jours que en
- son petit doint est compris sous cette cun science, il
- est par fait autant partie de soy même quede nous mêmes
- de moy (de luy) que ce qui y a le plus de part (j’ay
- remarque dit au 8. 11. pourquoy je ne voudrois jeint dire que mon doigt est une
- quele doit est partie de moy; mates il est vray qu’il m’appartient,
- et qu’il est fait partie de mon corps) Et si ce petit corps doigt
- venant à estre separé du refte du corps cette conscience
- accompagnort le petit dojgt, et abandonnoit le reste du corpso
- il est evident que le petit doigt seroit la personne, la même
- personne, et qu’alors le soy n’auroit rien à demêler avec
- le reste du corps f je dirois que la personne seroit dans le
- c
- s
- petit doi je ne dirois point que le petit doigt est seroit
- la personne, comme je ne dis point que le corps est moysl
- (d. 18 si le corps continuoit de viore, et d’avoir
- sa conscience particuliere, à la quelle le petit doigt
- n’eur aucune part, tre pourroit avouer aucune des
- actions du reste du corps, et l’on ne pourroit non plus luy
- en imputer Aussi l’ame qui seroit dans le doigt
- n’appartiondroit elle point à ce corps. j’avoue que si
- Dieus faisoit que les conciosités fussent transferées sur
- d’autres ames, il faudioit les traiter selon les notions
- c: sont des fictions que nature ne
- n’admet poin
- morales, qcomme si c’estoient les mêmes: mais ce
- seroit troubler l’ordre des choses et emroins ce sit pa sans gujet et
- ut riari cam citerirue a i ticie ete tu
- Mais
- quonqe l’apparence soit
- que pien nese neglige e
- sslem
- er
- même par tasport à la mole
- parceq
- Motriar qu
- quelque qu’ait este
- nostre estat passe
- il ne sauroit l’effect
- sou fictions ps
- pour possible
- quil naisse ne s’auroit
- nous estre tousjours appercevable
- Nostre auteur nemarque plus
- bas 5. 27. qu’une partie de ses
- suppositions est fondée sur ce qu’on
- regarde communement l’esprit non
- seulement comme indesendant de la
- matiere, mais aussi comme indifferent
- a toute sorte de matiere. Mais jespeye
- que ce que j’ay dit sur ce sujet
- par cy parla, servira à eclaircir
- ce doute, et à faire mieux connoistre
- ee quisi peut naturtlement
- cette fausse opinion
- peut clabarasser mais
- elle ne peut point faire
- qu’on soit punissable,
- Si d’autres i. et
- convienten, poctit
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 62r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0123?run=74