Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 61v
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- f. 14. Quant à la qu’estion si la même substance
- immaterielle restant, il peut y avoir deux personnes
- distinctes; voicy sur quoy elle est fondée: c’est si le même estre
- imnmateriel peut peut estre depouille de tout sentiment
- de son existence passée, et le perdre entierement, sans pouvoir
- jamais plus le recouvrer: de sorte que commengant pour
- ainsi dire un nouveau compte de puis une nouvelle
- periode, il ait une con-science, qui ne puisse s’esendre etendre
- au delà de ce nouvel estat. Tous ceux qui croyent la preexistence
- des ames sont visiblement dans cette pensée.. j’ay vû
- un homme qui étoit persuadé que son ame avoit esté l’ame de
- socrabe, et je puis asseurer que dans le poste qu’il a rempli
- et qui n’estoit pas de petile importance, il a passé pour un
- homme fort raisonnable; et il a parupar ses ouvrages qui
- ont vû le jour, qu’il ne manquoit ny d’esprit ny de savoir
- Or les ames estant indifferentes à l’egard de quelque
- portion de matiere que ce fort, autant que nous le pouvons
- connoistre par leur nature, cette suppositi nt ne renferme
- aucune abscerdité apparente... Cependant celuy qui a present
- n’a aucun sentiment de quoyque ce soit que Nestor ou Socrate
- ait jamais fait ou peuse, conçoit il ou peut it concevoir
- qu’il est la même persernne que Nestor ou Socrate; peut
- prendre part aux actions de ces deux anciens Grecs?
- pit il se les attribuer ou penser qu’elles soyent plus tost
- ses propres actions que celles de quelque autre homme qui aet
- jamais existé? il n’est pas plus la même personne avec
- in d’eux que si l’Ame qui est presentement en luy, avoit
- estée créte lors qu’elle commenşa d’animer le corps qu’elle
- a stresentement. Ce la ne contribueroit pas plus d’avantage
- le faire la même personne que Nestor que si quelques
- unes des particulion de matiere qui une fois ont fait
- tantie de Nestor estoient à present une partie de cet homme là
- ar la même substance immaterielle sans la même conscience
- cou con-science ne fait non plus la même personne
- pegur estre unic à tel ou tel corps, que les memes particules
- de matiere, unies a quelque corp, sans une Con-science
- commune peuvent faire la même personne .
- seue estre immaterel, ou Esprit, ne peut estre
- depouille de toutesenti perception de son existence passée.
- on sent il reste des impressions de tout ce qui ou est
- jamais arrive, et il ya même des pressent presentimens
- de tout ce qui nous arrivera, mais ces sentimens sonterop
- petits pour estre distinquables. Cette continuation des
- perceptions fait le même individu reellement, mais
- des perceptions pour les epset lors qu’on s’appercort
- les apperceptions (c’est à dire lors qu’on s’appergoit
- des sentimens perspes) prouvent encor une même
- personne identité morale et font paroistre l’identité
- reelle. La preexistence des ames ne nous paroist par par les perceptions
- Mais si ellecst veritable, elle pourre se faire connoistre un jour. cinsi il n’est point possible
- tt
- jourro
- seu Monsitors Morus Theologien de l’Eglise Anglicane
- preckistenc
- estoit persunde et a écrit pour la soutenir; feu
- Monsieur Vantelmont le fils alloit plus avant comme ie viens dedires
- et croyoit la transmigrations des ames mais re tousjours
- dans des corps d’une même espece, de sorte que selou
- lny l’ame humaine animoit tous jours un homme.
- il croyoit avec quelques Rabbins que me d’Adam,
- estoit passes dans le messie, comme le nouvel, idam
- pr Et je ne say s’il ne croyoit avoir esté quelque ancien luy même.
- quelque ancien; tout habile homme qu’il estoit dailleurs.
- raisenna
- d’un même ame
- passant en differens
- corps,
- + et pourqu’on s’en
- apperebive
- C quoy qu’ils pourroient
- peut estre se redeve lopper
- un Jour
- que la restitution du soungn
- deviennenjamais impossible
- les perceptions insensibles
- en gard (que j’ay imploye
- si uti dant j’ay fait voix
- l’usage en tant d’autres
- ocrasious importantes
- servant encor icy a en
- garder les sentences
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 61v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0122?run=74