Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 62v
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- point raisonnable, par ce que les perceptions infensibles
- pour le present se peuvent developper un jour
- car il n’y a rien d’inutile, et l’éternité donne un grand
- champ aux changemens.
- S. 20. les toix humaines ne punissent pas l’homme fou pour les actions
- fel pourceque fait l’homme de sens rassis; ni l’homme de
- sens rassis pour ce qu’a fait l’homme fou: par ou elles, en
- font deux personnes. C’est ainsi qu’on dit: il est hors de luy même
- Les chastimens et recompenses toix menacent, de chastier
- et promettent de recompenser pour empecherles mauvaises
- actions, et avancer les bonnes; or ilese les meraces
- et les esperantes un (ou peut estre tel que les menaces et
- les promesses n’operent point sur luy; et n dans ce cas
- on nee les luy applique point et commy le fou
- ponle n’estant purs que la vaison la raison n’estant plus
- la maistresse; ainsi à mesure de sa foiblesse
- la rigueur de la peine doit cesser. De l’autre costé on veut
- que le criminel sente l’effect du mal qu’il a fait, pour a fin
- qu’on craigne d’avantage de commettre des crimes;
- mais le soll n’y estant pas assez sensible on est bien
- aise d’attendre un bon intervalle pour executer la sentence
- Dn ne se met donc po ce n’est donc pas Ainsi ce que font les loixou les juges
- dans ces rencontres ne vient point de ce qu’on
- concoive deux personnes.
- §. 22. Mais si un homme qui est yere et qui ensoite
- n’est plus gure n’est pas la même personne pour quoy le
- punit- on pour ce qu’il a fait estant yvre, quoyqu’il n’en
- ait jamais plus aucun sentiment 2 je repons à cela qu’il
- est d tout autant la même personne qu’un homme qui pendant
- son sommeil marche et fait plusieurs autres choses, et qui est
- reponsable de tout le mal qu’il vient à faire dans cet estat
- Mis il y a bien de difference entre ce que fait un nontambule
- on punit lo et ce qu. les actions d’un
- et lequ un le. Ou pauit les eyprognes parce
- qu’ils peuvcent s’empecher eviter l’yrresse, mais l il n’est
- pas tant dans le pouvair des noctambules de s’abstenir de leur
- promenade nocturnet. Cependant s’il estoit rray
- qu’en leur donnant le fouet, pendant qu’ils. lers qu’ils
- sur le fait, on les pouvoit faire rester au lit, on auroit
- droit de le faire, et on n’y manqueroit pas aussis quoyque ce seroit plus tost un reme de, qu’un chastinent.)
- Les loix humaines punissent l’un et l’autre par une
- justice conforme à la maniere dont les hommes connoisseat
- les choses, parce que dans ces sortes de cas ils ne sauroient distinguer
- certainement ce qui est reel et ce qui est contre fait; ainsi
- ignorance n’est pas receue pour excuse de ce, qu’on a fait
- estant gure ou endormi.... Le fait est prouvé contre celuy qui
- l’a fait, et l’on ne sauroit prouver pour luy le defaut de con-science
- il ne s’agit pas tant de cela, que de ce qu’il faudra faire
- quand la la grande ovresse, ’insensii de l’un, et
- quand il a este bien verifie que l’yore ou le noctambulé ont esté
- hors d’eux comme cela se peut. En ce cas le nectambule
- ne sauroit estre consideré que comme un maniaque.
- mais l’yorognerie comme l’ybresse est volontatre et
- que la maladie ne l’est pas; en panit lune, l’uet plus tost que l’avore
- es et non pas l’autre Mais au grand et redontable jour
- du jugement ou les secrets de tous les coeurs seront decouvert
- on a droit de croire que personne aura à repondre
- pour ce qui luy est entierement inconnu, mais que chacuns
- recevra ce qui luy est dû, estant accusé ou excusé par sa
- je ne say qu’il soit necessaire
- ie de l’homme soit exaltée au jour du
- s’il faudra que la se
- ingement pour qu’il se souvienne de e qu’il avoit oublle
- sit ne sufiroit pas et si la connoissance des autres, et surtont du juste
- inge qui ne sauroit se tromper ne suffira
- pat est re que si Dieu jue’ contre l
- ditauser
- A et dei ce qu’ils fa font
- oserat -on dire que
- apparencer, il ne jera
- pas asses glorisie et fera rela peine
- repondre, qu’il
- auxe autres mait on pourra
- unique et sapremetels et que
- u proient iuger en ce cas. qu’ils sesont tron
- on y pourroit former une fiction peu
- cenoenable, mais possible au moins, qui seroit
- qu’un homme au ju du jugement crut
- avoit esse mechant, et que le meme parut
- à tous les autres esprits crecsr portée
- pour en juger: sans que la verité y fut,
- lesupreme juste juge qui sauroit seul le contraaire
- vourroit damner celle personne, et juger
- conre ce qu’il sait? cepondant il semble
- que cesa suiuroit delanonon
- que l’auteur donne de la
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 62v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0124?run=74