Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 149r
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- D. 10. PHLLAL. La Loy d’Angleterne observe ceste Regle,
- que la Copie d’un Acte reconnue authentique par des
- femoins est une bonne preuve, mais la copie d’une
- copie, quelque attistée qu’elle soit, et par les temoins les
- plus accredites n’est pas jamais admise pour preuve
- enjugement. je n’ay encor oui blamer à personne
- cette sage precaution. On en peut tirer au moins
- cette observation qu’un temoignage a moins de force,
- à mesure qu’il est plus ploigné de la verite originale qui est dans
- de la chose même. Au lieu que chez certaines gens
- en en use d’une maniore directement contraire; et
- que les opinions acquierent des forces en vieillissant,
- et que ce qui n’auroit point paru probable il y a mille
- ans à unhomme raisonnable contemporain de celuy qui
- lae cortifia le premier, passe presentement pour certain
- parce que plusieurs l’ont rapporté sur son témoignage
- THEOpH. ( en consi ou considere Les critiques en matiere dHistoire
- des
- Historique ont grand egard aux témoins contemporains ux choses
- on helaisse pas de deferer quelque chose aux posterieurs
- crogables d’ailleurs parce qu’ils nous conservent der bien souvent
- morceaux d’histoire de l’Histoire autcrieure. Luisoy
- Cependant un contemporan n’est oroyble seurne
- merite nostre confiance quo dan le eo pri
- e
- même merite d’estre erû sprincipalement dans les choses sur les evenemens
- publiques publies; mais quand il parle des motifss e secrets, des
- tmai
- ressorts cachés, des empoisonnemen des choses disputables,
- comme par exemple des empoisonnemens des assinats
- assassinats, on apprend o au moins ce que plusieurs ont
- cru. Procope est fort croyable quand il parle de la guerre
- de Bolisaire contre les Gos et les Vandales et les Gots, mais quand
- quand il debiti des medisances horribles contre l’imperatrice
- TheodoraFt le croye qui voudra. Et Generalement oy. doit
- estre fort reserve à croire les satyres: nous voyons quelles Ton a publices
- sottises on a debité de nostre temps contre toute apparence
- contraire
- qui ont pourtant estégobées avidement par les iguorans.
- On dira peut estre un jour: est il possible qu’on
- auroit osé publier ces choses en cetemps la, s’il n’ y avoit
- quelque fondement apperan mais si en le dit du dira, on en
- apparent
- la dedans, et ffeu M. du Maurier le fils ayant publique par
- un exemp
- je ne quel ou publié par exemple certaines choses tout a fait
- malfondées contre M. Hugi uo llincomparable Hugo
- ejeipesay
- it estoit pique apparemment contre la memolire de cet dami deton
- houme; j’ay vû que quantité d’antees les ont répete
- et
- que ques annes
- repetées udmn à l’enoy; quoyque les lat negotiations et lettres
- de ce grand homme, fassent assez connoistre le contraire. IOn s’emancipe
- nte la congous même à Terire des Romans dans l’Histoire, et celuy qui a fait
- la deraiere vie de Cromvel, a crû que pour égayer
- dans ses Anccdotes,
- den
- dansle sanrique et ponae alguer
- ayant publie
- p par je ne san
- et
- et
- dans ses memorres
- imprimes il y a
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a, fol. 149r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068612:0297?run=74