Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1c, fol. 59v
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- si elles passoient dans un nou veau corps grossier ou sensible
- elles garderocent toujours l’expression de tout ce, dont elles ont
- eu perception dans les vieux, et mêmes il faudroit que le nou-
- veau corps s’en ressentil, de sorte que La continuation individu
- neelle a toujours ille aura toujours ses marques reclles. Mais quel qqu’ait élé
- notre état passé, l’effet qu’il laisse ne sauroit nous é̂tre toujours
- apercevable. L’Habile auteur de l’essai sur l’entendement, dont
- vous aoies épousé les sentimens, avoit remarque (Livre Z. Chap.
- de l’identité S.Z7.) qu’une partu deses supositions ou fictions
- su passage des ames prises pour possibles est fondée sur ce qu’on
- regarde communement l’essorit non seulement comme indepen
- dant de la mativre mais aussi comme indisferent à toute sorte de
- matiere. Mais j’espere que ce que je vous eu dit, Monsieur sur ce suyet
- par ci parlû, servira à éclairoir ce soute, et à fabre mieux con,
- noitre ce qui se peut naturellement. On voit par là comment les
- actions d’un aneien eppartiendroient a un moderne qui auroit
- eu même ame, quoiqu’il ne s’en apereut pas. Maissi l’on venoita
- la connoitre, il s’ensuivroitenvore de plus une identité personnelle
- Au reste une portion de matiere qui passe d’un corps dans un autne
- ne fait point le même individu humain ni ce qu’on apelle moi
- mais c’est l’ame qui le fait. I
- S. 1b. PAJLAL. Il est cependant vrai que je sais autant interesse
- et aussi justernent responsable pour une action faite il y a mille ans
- qui m’est presentement adjugée par cette conscience (consuosite
- ou consciournes) que j’en ui comme ayant été faite par moimé,
- me, que je le suis pour ce que je vins de faire dans le moment
- precedent.
- Cette opinion d’avoin fait, quelque chose peut tromper dans
- les actions éloignées. Des gensont pris pour veritable ce
- qu’ils avoint songé, ou ce qu’ils avoient inverté à for
- ce de le répeter: cette fausse opinion peut embaras,
- ser, mais elle ne preut point faire qu’on soit panis,
- sabee, si d’autres n’en conviennent point. De lautne
- côté on peut etre responsable de ce qu’on a fait, quand
- on l’auroitoublié pouroique l’action soit verifice
- d’ailleurs. )
- S.I7. THJLAL. Chacun esrouve tous les jours que tandis-
- que son petit doit est compris sous celle conseunce
- doigt
- La continuation
- sed marques reelle
- maio qui ne sont
- par Toujours
- appercevableo.
- AebSH.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1c, fol. 59v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068614:0118?run=74