Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1c, fol. 161r
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- ne ainsi: sicette preuve n’est point reoué
- nous n’avons avoun moyen de parvenir à la
- certitude sur le point dont il s’agit, ce qu’on
- prend pour une absurdité. Cet argument est bon
- en certains eas, comme si quelqu’un vouloit
- nier les verités primitives et immediates, par
- exemple, que rien ne peut etre et n’étre pas
- en même tems, ou que nous exirtons nous memes
- car s’il avoit raison il n’y auroit uueun mo,
- yen de connoitre quoisque ce soit. Mais quant
- on sest fait certains princises et quand on
- les veut soutenir parcequ’autrement tout
- le systerne de quelque dootrine recue tombe
- roit; l’argument n’ent point decisif. Car il
- faut dirtinquer entre ce qui est necessaire
- pour soûtenir nos connois sances, et entre ce
- qui fert des fondement à nos doctrines reoues
- ou à nos praliques. On s’est servi quelques
- fois chés les Suris consultes d’un raisonnement
- approchant pour justifier la condamna,
- tion ou la torture des pretendus sorciers
- sur ea deposition d’autres accusés du même
- crime, our on disoit: si cet arguinent lom,
- be, comment les convaineront. nous 2 et
- quelques fois en matiere criminelle, centeins
- auteurs prétendent que dans les faits, ou la
- conviation est plus difficile, des preuves
- peus legeres peuvent passer pour suffisaules.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1c, fol. 161r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068614:0321?run=74