Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1c, fol. 164r
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- ont toujours tenu pour suspeels ceux qui ont pre
- tendu qu’il ne falloit point se mettre en peine
- des raisons et preuves, quand il s’agit de vroire.
- Chose impossible en effet à moins que vroire
- ne signifie reciter, ou repeter et laisser passer
- sans s’en mettre en peine. comme font bien
- des gens et comme c’est même le varactere
- de quelques nations plus que d’autres. C’est
- pourquoi quelques Thilos ophes Aristateliciens
- du quinzieme et seizueme Sievle, dont des
- restes ont subsisté encore dongtems depuis
- (: comme l’on peut juger par les lettres de
- feu etr. Naude et les Naudenna,:) ayant
- voulu soutenir deux verités opposées l’une
- philosophique et l’autre Theologique, le der,
- nier Concile de Lateran Sous Leon X. eut
- raison de s’y opposer comme je orois avoir
- des a remarque. A une despute toute sem
- blable s’éleva à Helnsteat autre fois entre
- Daniel Hoffnann Theologien, et Corneille
- Martin Philosophe, mais avec cette disse
- renoe que le Philosophe concilioit la Thiloso
- phie avec la Revelation et que le Theologien
- en vouloit rejetler l’usage. Mais le Duc ules
- sondateur de l’Université prononva pour
- le Thilosophe. Il est vrai que de notre
- tems une personne de la plus grande elevation
- disoit, qu’en maliere de foi, il falloit se crever
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1c, fol. 164r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068614:0327?run=74