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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 3, fol. 5v

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  1. l’avoue que je suit du Sentiment de ceux qui croyent que l’ame pense tous
  2. jours, quoyque ses pensées soyent souvent troy confuses et trox foibles pour
  3. qu’elle s’en paisse souvenir diffinctement. Je orois d’en avoir des preuges
  4. certaines, et meme je crois, que le corrs ne sçauroit jamais estre sans mouvement
  5. je voudrois pouvoir m’expliquer presentement, alitaut qu’il faudroit pour faire
  6. entendre mes raisons; mais en attendant je repondray aux objections (Let ch. 1.
  7. 510 jusque à 19) ou plus tost j’y ay repondu. On se fonde sur l’experience dndu
  8. sommeil qui est quelques foit sant aucun sonve. Et en efsect il y a des personnes
  9. qui ne sçavent ce que d’est que songer. Cependant il n’est pas tous jours seux
  10. de mer tout ce dont on ne s’appergasit point Ce c’eft a peu pres comme lors
  11. qu’il y a des eens qui nient les petits corps et les mouvemens insensibles, et
  12. se moquent des particules parce qu’un ne les sçauroit monstrer. Mais on
  13. me dira, qu’il y a des preuves qui nous forcent de les admettre. Je reponds
  14. qu’il y a en a de meme qui nous obligent d’admettre des perceptions qui ne soit
  15. oas assez notables pour qu’on stensouvienne. L’expenence encor favonse
  16. ce sentiment; par exemple, ceux qui ont dormi dans un lieu froid, remarquent
  17. d’en avoir du quelque sentiment confus et foible en dormant. Mais voiex
  18. quelque chose de plus precis; et qui fait voir, que si on n’avoit point toussours
  19. des perceptions, ou ne pourroit jamais estre reveille du Sommeit. Q’un
  20. fuitume qui dort soit sappellé par plusieurs à la fois, et qu’on sappose que la
  21. voix de chacun à part ne soit pas assez force pour l’eveiller; mais que le
  22. brait de toutet ces voix ensemble l’eveille. Il faut bien qu’il se soit arereu
  23. de chacune de ces voix à part, car les parties sont dans le tout; et cependant
  24. il auroit continue de dormir, si elle avoit esté seule, et cela sans
  25. C
  26. souvenir d’avoir esté appellé. Ainsi il y a des perceptions troy soiblés pour
  27. estre retenues d’une maniere diftingvée. Je dis d’une mahiere discinovée
  28. Carelles sont tousjours reteries, mais par my un tat d’une infinité d’autnes
  29. eetites perceptions que nous avons continuellement. Aussi ny mouvement
  30. sux poncertion ne se pordent jamais, et continuent tousjours, devenant
  31. indistinguable
  32. seulement par la composition avec d’autres poux ne point
  33. insiffer sur l’interest que l’ommorcalité de l’ame a dans cette dultrine
  34. Car si l’ame est sans operation, elle est autant que saus vie, et il
  35. semble qu’elle ne peut estre immortelle que par grace et par miracle
  36. Ce qui est le sentiment de Socimens que je n’approuve nullement.
  37. j’avove cependant que nostre interest nest pas la reple de la veristé;
  38. et je ne veux point mêler icy les raisons Thcologiques avec celles
  39. de la philosoplie.

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 3, fol. 5v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068625:0010?run=74