Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 3, fol. 5r
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- Peometrie. je l’attribue à la providence, et je crois que sans cela nous ne
- Sçaurions presq point ce que c’est que demonstration. Ausoi crois que c’est
- en cela principatement que nous sommes supeneurs aux Chinois jus qu’icy
- Mais il faut encor voir un peu ce que dit nosere habile et celebre auteur
- dans les chap. 2 et 3 pour soutenu, qu’il n’ya point de princies nes avec nous. Il
- s’oppose au consentement universel qu’on alleque en deur faveur, soutenant que
- bien des gens doutent même de ce fameux principe que deux contradictoiret
- ne sçauroient estre oraies ou fausses à la fois; et que la plus grande partie
- du geure humain l’ignore tout à fait. J’avoue qu’il y a une infinité de personne
- qui n’en ont jamais fait une enontiation expresse. J’ay ou même des auteurs
- qui l’ont voulu refuter. Mais ou en trouverat-ou qui ne s’enserve en
- practique, et qui ne soit Roqué d’un menteur qui se contredit: cesen dant je
- ne me fonde pas entierement sur le consentement universel, qui peut aller
- plas loin qu’auo principes; et quant aux propositions qu’on approuve aussi
- tost qu’elles sont proposées, s’avoue qu’il n’ese point necessdire qu’elle s
- soyent tes avec ous; par il se deut qu’il ssoit tres aisé de les deduire
- des ventés necessaires primitives ou bien que ce soyent des faits fort
- enontiatiom
- communs. Dour ce qui sest, de cette verte qui nous apprend qu’un et un font
- deux, elle n’est pas un axiome, mais une definition. Et lors qu’on dit que
- la douceur est autre chose que l’amertume, ou ne rapponte qu’un fait de
- l’oppenence primitive, ou de la perception immediate. Ou bien on ne fait que
- dire, que la perception de ce qu’on entend par le mot de la douceur, ese
- differente de la perception de ce qu’ou entend par le mot de l’amertume
- se ne diftinqué point icy les verites practiques de celles qui sout soeculati
- ves: c’est tousjours la même chose. pour par ler conformement à l’usage
- le meilleur est de dire que les seules verites primitives ou indemonstrables
- Mais
- et pourtant necessaires sont nées, avec nous. Si quelqu’un le veus
- efendre jusqu’aux derivatives qui sont les plus voisines des primitives
- et même auxautres, je ne m’y oppose point, et ce ne sera qu’une question de nom. t comme
- ou peut dire que c’est une verité des plus manifestes, qu’une substance
- dont la science et la puissance sont infimies doit estre honnorée, on
- peut dire qu’elle emane d’abord de la lumiere qui eot néc avec nous pourven
- qu’ou y puisse donner son avention.
- chansillon de Reflexions sur le Il. Luire.
- Lors qu’ou dit dans le sommaire du chap. l. 5. 1 que l’idéc es l’objet
- de la pensée, il faudroit adjouter quelque cllose, comme j’ay fait cydessus pour
- la diffinguer de la verité objective qui est dans les idées. Les ilées et les
- verites objectives ont le meme rapport entre elles, que les termes et les
- enontiations.
- Il est tres vray que nos perceptions des idées, ciennent ou des sens
- extericurs, ou du seus interne, qu’ou peut appeller reflexion; mais cette
- reflexion ne se borne pas aux seules operations de l’esprit, comme il eft dit
- chap. 1. J. 4 elle va susqu’à l’esprit luy meme, et c’ese ou s’appercevant de
- luy que nous nous apperce vons de la substance.
- prouures
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 3, fol. 5r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068625:0009?run=74