Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 7, fol. 2v
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- de pensees grandes et belles, il y en a même beaucoup de
- bien verisiées: mais il y en a aussi, et des plus fondamentales, qui
- auroient encor besoin d’etre ec laircies d’avantage. Je ne doy
- te point qu’il ne vous ait dit mille choses propres à vous ai
- der dans le beau dessein que vous avés prs (à ce que j’appxenes
- de quitter les vanités du monde, le bruit etourdissant du peupte
- et les entretiens vains et souvent pernicieur des gens mon
- dains; pour vous addonner aux meditations solides, qui nous
- attachent à la vertu, et nous menent à la felicité. Ce que
- j’ay entendu dire de votre changement heureur, m’a engagé à
- vous rendre visité pour renouveller notr ancienne laison.
- et vous ne me pouriés fournir une meilleur occasion dentrer
- en matiere, et de vous montrer mon xele, qu’en me partant
- d’abord de ce qui a eté depuis longtemps l’objet de mes medita-
- tions, et qui doit estre un des plus interessans des voltes. Si
- vous vous pouvies sourenir de la substance du discours de Theodore.
- peut et je pourtay je vous aider à deve lopper une partie des notions
- qu’il vous à données, et il acheveroit luy même par apres d’eclair-
- cir et d’établir; ce qui nous paroitroit encor obscur ou douteur.
- es
- e
- A.R3SSC Jesuis tavi de votre secours, et je tacheray de faire
- une tecapitulation de ce que Theod n’a dit en substance: mais
- n’esperes point de moy les charmes attachés à tout ce qu’il disoit.
- Il entreprit premierement de mefaire, voir, que ce Moy qui pense n’est
- point un corps; parce que les pensées ne sont point des manieres d
- estre de l’étendue, dans la quelle consiste l’essence du corps. Je luy
- demanday de me prouver que mon corps n’est que de l’étendue.
- Il me sembloit qu’il le prouvoit, quand je l’ecoutois, mais je ne say
- comment celle prauve m’est echappec. Je m y remets pourtant
- peu à peu. Il suffit (me dit il) d’avoir de l’étendue pour former le
- corps. Il’adjouta encor que si Dieu detraisoit l’étendue, le corps
- serdit detruit.
- G11 45
- SLJLACSC: Les Thilos ophe qui ne sont point Cartesiens
- n’accoreeront point qu’il suffit d’avoir de l’élendue, pour former
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 7, fol. 2v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068629:0016?run=74