Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 7, fol. 8r
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- immaterielles; que sur l’inconvenance du vuide et des Ato-
- avous
- mes. Mais j’ayencor une chose objecter. C’est que Dieu pour
- roit faire luy seul immediatement tout ce que vous attribués
- aux Ames, ainsi les modifications et les operations qui passent
- la matiere ne nous meneroient point aux Ames distinctes de la
- matiere, puisque ce seroient les operations de Dieu. Il est vray
- que cette objection va encor contre Theodore luy même, et peut
- ette plus que contre les auttes, car vous savés qu’il ne conside
- que
- res les causes secondes, comme occasionnelles.
- c
- PH L A. ReSC. Quand les operations en question seroient
- les operations de Dieu, les modifications pourtant qu’on at
- tribue aux Ames, et que nous sentons dans la nolre, ne sauroient
- et te les modifications de Dieu. et quant aux operations encor
- on ne sauroit refuser à nous mêmes nos actions internes, et elles
- nous suffiroient icy, car la matiere n’en est point capable, nelun
- que passive. Mais cette supposition qui donne toutes les actions
- externes à Dieu seul, recourt aux miracles et meme a des mi-
- racles deraisonnables et peu dignes de la sagesse de Dieu. Par
- le même droit de faire desfictions que la seule toutepuissance
- miraculeuse de Dieu pourroit rendre possibles, il seroit permis
- de soutenir que je suis seul au monde, et que Dieu produit tous
- les phenomenes dansmon ame, comme s’il y avoit d’autres
- choses hors de moy, sans qu’il y en eut. Cependant quand même
- le raisonnement present qui prouve lae distenction entre l’ame
- et la matier, entant qu’il est fondé sur les opetations extetnes
- ou sur la Dynamique, n’autoit lieu qu’en supposant, que les cho
- ses se font dans le cours ordinaire de la nature par les forces
- naturelles sans que Dieu yentre qu’en les conservant; ce seroit
- tousjours lauc oup. Car cela prouvera ou la distinction de l
- ame et du corps, ou bien l’existence de la divinité. Nous pourone
- aller plus loin, et monstrer plus distinctement, comment la Dyna
- mique verifie l’une et l’autre de ces deux grandes docttines,
- mais cela seroit d’une plus grande discuosion, oue il ne faut point
- sengager presentement.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 7, fol. 8r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068629:0047?run=74