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Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 7, fol. 9r

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  1. voyons ne sont point des beautes materielles, mais des
  2. beautes intelligibles.
  3. SsLAReSC. Je demeur asses d’accord que ces
  4. choses materielles ne sont point l’objet immediat de nos per
  5. ceptions: mais je trouve pourtant quelque difficutte dans la
  6. preuve, et je voudrois qu’elle fut un peu mieux de veleoppee
  7. Celte proposition hypothetique, majeure de l’argument, tenfer
  8. met- elle une consequence bien certaine? Si dans le cas
  9. de l’aneantissement des choses externes, nous vetrions
  10. tout cans un monde intelligible, il faut que nous voyons
  11. tout encor presentement dans un monde intelligible. Cette
  12. consequente, dis-je, est elle bien seure? Ke se peut il point
  13. que notre perception presente et ordinaire soit dune natur
  14. differente de cette perception extraordinaire? La mineure
  15. seroit: Or en cas de cet aneantissement nous voyons tout
  16. dans un monde intelligible. Mais encor celte mineur pa-
  17. roista douteuse a bien de gens. L’advetsaire qui c toit que
  18. les corps ont une influence sur les ames ne diroit il pas
  19. que Dieu en cas de l’aneantissement des corps suppleroit à
  20. leur defaut, et produiroit dans nos ames les qualités que les
  21. corps y produisent, sans qu’il faille pour cela des idées eter-
  22. nelles, un monde intelligible. Et quand même tout se passe-
  23. toit en nous dans les cas ordinaires, comme dans le cas
  24. de l’aneantissement, c’est à dire quand il seroit admis que
  25. nous mêmes produisons tousjours en nous (comme je le
  26. etois en efect) ou que Dieu (selon Teocore) y produit nos
  27. phenomenes internes, sans que le corps ait de l’influence sur
  28. nour; est il necessaire, qu’il y entre des idées externes? ne
  29. sufit il pas que ces phenomenes soyent simplement des nou-
  30. velles modifications passageres de nos ames.
  31. AR9SFC. Je ne me souviens pas que Mheodore m’ait
  32. prouvé en general que les ivces sont des ralites eternelles
  33. il l’a seulement entrepris à l’egard de l’idée de l’espace.
  34. e4

Cite

Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 7, fol. 9r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068629:0049?run=74