Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 7, fol. 10r
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- avons de l’etendue est infinie, mais que la pensce que nous en
- avons, et qui est une mocification de notre ame, ne l’est point.
- Gd4
- s
- PH9LA Re SC. Mais comment prouver qu’il nous faut quel
- que chose de plus que nos pensées elleur objets en nous: et que nous
- avons beson pour notte obset, d’une idée infinie, existente et Dieu,
- pour n’avoir qu’une pensce finie. Ne sufferoit il pas, quand on
- auroit besoin des idées distinctes des pensces que ces idées sus
- sent proportionnées aux pensées? On dira donc qu’il n’y a point
- de moyen de sapparcevoir de telles idees.
- ARoSSC. En voicy le moyen que Theodore m’a fourni.
- Lesprit ne voit point l’infini comme s’il le mesuroit par sa pensce
- Il ne suffit pas aus si cependant qu’il n’en voye pas le bout, car il.
- pourroit esperer de le trouver; mais il compreni qu’il n’yena
- point; C’est comme les Geomettes voyent que la sousdivision
- estant continuée tant qu’il vous plaita, on ne trouvera jamais
- une partie aliquote du costé du quarre, quelque petite qu’elle
- soit, qui puisse et te aussi la partie aliquote de la diagonale ou la
- mesurer exactement; c’est aus si comme les mêmes Geometres
- voyent les lignes asymptotes de l’Hyperbole, qu’ils savent ne la
- pouvoir ja mais tencontter quoyqu’elles y approchent sans fin..
- A J AReSC. Cette maniere de connoitre l’infini est cex
- taine et incontestables elle prouve aussi que les objets n’omtpoint
- de bornes. Mais quoyque nous en puissions conclure qu’il ’y a
- point de detnier tout fini, il ne s’ensuit pas encor que nous
- voyons un tout infini. Il n’y a point de ligne droite infinie, mais
- toute ligne droite peut tousjours etre prolongée, ou surpassée par
- une autre plus grande. Hinsi l’exemple de l’espace ne prouve
- point partic ulierement, que nous avons besoin de la presence de
- certaines idées subsistentes et diferentes des modifications pas.
- sageres de nôtre pensce. Car il semble dabore que nos pensces y suffisent.
- A R9SSC. Ce n’est pas moy même que je vois en voyant
- l’espace les figures. Je voy donc quelque hots de moy.
- PA JLAReSC. Pourquoy ne verrois je pas ces Choses en
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 7, fol. 10r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068629:0051?run=74