Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 7, fol. 10v
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- moy? Il est vray que je voy leur possibilite, lors même que je ne
- m’appercois point de leur existence, et que ces possibilltes lors
- même que nous ne les voyons point, subsistent tousjours comme
- des vetites eternelles, et que toute la realité de ces verités des pos-
- sibles est fondee dans quelque chose d’actuel, c’est à dire en Dieu:
- mais la question est, si nous avons sujet de dire que nous les
- voyons en Dieu. Ceptendant comme j’applaudis assezaux belles
- pensćes de Theodore, voicy comment je erois qu’on peut justisier
- on sentiment la dessus, quoyqu’il passe pour fort paradoreaapres
- de ceux qui n’elevent point l’esprit au de la des sens. Je suis
- persuade que Dieu est le seul objet immediat externe des ames:
- puisqu’il n’y a que luy hors de l’ame qui agisse immediatement sui
- l’Ame. et nos pensées avec tout ce qui est en nous entant qu
- il renserme quelque persection est produit sans intermission par son
- operation continuée. Ainsi entant que nous recevons nos perfe-
- ctions finies des siennes qui sont infinies, nous en sommes affectes
- immeciatement par les idees eternelles qui sont en Dieu, loro que notre
- esprit a des pensées qui s’y rapportent, et qui en participent. Et
- c’est dans ce sens que nous pouvons dire que nolie coptit voit tout en Dieu.
- C
- 6I
- A.RSSC. G’espere que vos objections et vos cclairisse
- mens tejouiront Theodoie, bien loin de luy deplaire: il aime à se.
- communiquer. Et le recit que je luy en fcray luy donnera occa-
- sion de nous faire part de plus en plus de ses Lumieres. Je me
- flatte même de vous pouvoir obliger tous deux en vous fai-
- sant connoistre l’un à l’autre; et de sera moy qui en prositeray
- le plus.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 6, 7, fol. 10v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068629:0052?run=74