Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 7B, 1, fol. 5r
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- . Quan je considere combien nous avons de belles
- decouvertes combien des meditations solides
- et importantes; et combien se trouvent d’esprits
- excellens, qui ne manquent pas d’ardeur pour
- la recherche de la verité; je croy que nous
- sommes en estat d’aller bien loin, et que les
- affaires du genre humain, quant aux sciences
- pourroient en seu de temps merveilleusement chauger
- de face. Mais quand jeoere de l’autre costé, le peu de concert des desseins,
- les routes opposées qu’on tient
- l’animosité que les uns fout paroistre contreles
- autres e qu’on fonge plus tost à detruire, qu’abastir;
- à arrester son compagnon, qu’à avancer de compagnie
- enfin quam je considere qu’on ne tache poreliquer
- que la practique ne profite point des lumieres
- de la theorie, qu’on ne ouge point à diminuer le
- tn
- nombre des disputes, mais à les augmenter, qu’on
- garde point d’ordre se contente des discours specieux
- au lieu de sorger a’une methode serieuse et decisive
- j’apprehende que nous ne soyons pour demeurer
- lony temps dans la confusion et dans l’indigence
- ou nous sommes par nostre faute. je crains même
- qu’apres avoir inutilement la epuise
- la curiosité sans tirer de nos recherches aucun
- profit considerable pour nostre felicité, nous
- ne nous dégontions des sciences, et que
- on ne se degoute des sciences
- et que pars de sespoir fatal, les hommes
- ne refombent dans la barbarie. A quoy cette
- horrible masse de livres qui va tous jours augmentant
- pourroit contribuer beaucoup. Car enfin
- ad
- sere
- de u uderes le desordre derendin posue
- insurmontable ca multitude des d auteurs
- modernes qui deviendra infinie en steu detemps
- les exposera tous ensemble au danger d’un oubly
- general, l’esperance de la gloire qui anime
- bien des gens cessera o tout d’un coup; il seva. dans le travail des estudes
- parites
- peubestre oaussi houteux d’estre auteur,
- tout auplus on s’amusera à s livrets aissan journalie semblables aux
- qu’il estoit honnorable autresfois. Ou ben on samasera
- qui auront quelque peu de cours dans nostre temps peutete quelques années de cours
- qui avancet les connoi et serviront à divertirpendant quelques momens
- quelques années decours, sans senger à rien faire
- cais qu’on spa aura fait
- un lecteur qui se veut desennuyer, sans aucun
- dessem d’avancer nos connoissances ou de meriter
- le goust de la posterité. Il est vray que l’avantage
- admirable de e la ypottraphie, qui ne laisse pas
- aiseent perdre On me dira, qu’il y a tant de geas
- qui acrivent, qu’il n’est pas possible que tous leur tous leurs ouvrages
- limes puissent estre conservés. Je l’avoue, et je ne
- desapprouve pas, cespetitiures à la mode;
- entieremen
- suhiteros qu’ave a qui sont comme les fleurs
- d’un printemps, ou comme les fruits d’un automne,
- qui ont dela peine à passer l’année s’ils sont bien faits
- ils font l’effect d’une conversation utile, ils ne plaisent pas
- seulement, et empechent les oisits de malfaire mais encor
- ils servent à former l’esprit et le langage: souvent leur but
- est de personder
- fin qne je lne propose en publiant ce petit euvrage
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 7B, 1, fol. 5r. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068645:0009?run=74