Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 7B, 1, fol. 10v
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- de bon sens
- que les personnes d’esprit, qui ont besoin
- de quelques ouvriers, après avoir compris la matiere et
- a
- les raisons de la practique sçavent donner des onvertures sur des cas ex trairdinaires
- dont les gens du mestier ne s’avisent point, parce qu’ils ont
- l’esprit comme enfoncé dans les images de pactiq
- vulgaire leurs manieres communes. Mais
- on se trompe fort a souvent en
- appellant practique ce qui est theorie, et viceversa.
- Car un onurier qui sçaura ny du latin ay
- de l’Euclide, quand il est habile homme, et sçait les
- raisons de ce qu’il fait, pe aura venitablement
- la theorie de son art, et sera capable de trouver
- des expediens dans toute sorte de rencontres. Et de
- science
- l’autre costé un demysçavant enflé d’une sçavoir imaginaire
- imparfait propettera des machines et des bastimens
- qui ne sçauroient reussor par ce qu’il n’a pas toute
- la theorie qu’il faut. Il entendra peutestre
- les regledes forces mouvantes, mais il n’entendra
- pas hregles volgaires des forces mouveantes, comme
- du levier du coin et de la vis sansfin; mais il
- n’entendra pas cette partie des Mecaniques qui que j’appelle la science de la resistance on fermete
- n j’a pas esté assez mise en regles; et il ne considerera
- pins que les pieces fermes qui doivent soutenir les preces parties
- mouvantes doivent avoir beaucoup de resistance autrement
- elles cederont plus fost que cette grande charge qu’on a propetté
- de remuer. et plus ces pieces fermes sont proches de la
- derniere action, plus elles ont besoin de fermeté leur fermeté.
- quand on en leud ces choses, on ne s’expose point a des accidens
- mala propos; et on n’a pas besoin non plus de quelques
- masses enormes dont les ouvriers peu habiles se servent pour
- s’asseurer de la solidité. On peut encordire, que tous ceux
- qui ont entrepris de nous donner un mouvement perpetuel
- mecanique ont manqué dans la theorie. Et genecalement
- toutes nos fautes q’un autre plus habile que nous
- rreus
- des bonnes raisons,
- rit able
- sont contraires à la thorie benne theorie. Cependant
- Je demeure d’accord qu’on ne sçauroit prendre assez
- de precautions dans les entreprises importantes et de practique, et
- comme la methode n’ ep de raisonner n’a pas
- encor alteint toute la perfection dout elle seroit
- capable, et que d’ailleurs nos passions et nos distractions
- nous empechent, sounent de profiter de nos propres lumieres je tiens qu’il faut se défier de la raison toute seule et
- qu’il est v d’avoir de l’experience, ou de consulter
- ceux qui en ont car l’experience est qà l’egard
- de la raison ce que les preuves de lrithmecque sont sont (comme celles du novenaire) sont
- à l’egard des operations Arithmetiques. Mais quand il ne
- s’agit que de la connoissance, on p se contenter
- de peu de preceptes pourveu qu’on possede
- la science generale, ou l’art d’inventer
- à la quelle on doit quintre quelques
- Sciences particulieres de grande étendue, comme
- l’Algebre et la Geoncetrie.
- delg
- =comme des principes d’invention
- de chaque science.
Cite
Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 7B, 1, fol. 10v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068645:0020?run=74