Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 4, fol. 56v
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- que leur conversation, a esté fort bonne, et fors cordiale. La jeune
- Pogne. Voyant La Rogne sa fante, sest jettee a genoulx devant elle
- et est demeurée asses longbemps. en ceste u posture, su mano
- para besarla, laquelle la Mayne luy a refusse, en l’embrassant,
- fori tendrement. E suite de cela. Dom Lougs d’Haro. a apporte
- une chaise, au Roy son Maistre. Madame la combesse de Fleia en
- a donne une a la Mogne, et ces deua personnes Royales, sestants
- assises. l’un vis a Vis, de laurte environ, sur la Ligne, de la moirie
- de la sale, qui separe les deux loyarmes es tant preseque chacun.
- surlesien. Le C’ameriro Major a donne un carreau, a la jeurne
- Rogne, le Roy son pere, noyant pas Voulu, quon luy donnastune
- chaite mais La Royne a Voulu, quon luy en ait apporté deux ain
- sy. Elle sest assise, aupres du Noy son pere, et le Due d Anjou
- de mesme aup, res de La Poyne sa mere vis a vis, de la Royne
- sa soeur. La conversation a durce, asses longtemps, cependant
- Les deux premiers Ministres, se sont entretenus, puis M. le
- Cardinat s’estant approche, du Roy d’Espagne luy dit, qu’il sea
- voit un cer tain qaland, qui estoit a la porte, que l’on scavoit bien
- qui il estoit, mais en qualibe de Galand, il alloit, Luy entreouvrie
- la porte, ce qu’il a fait son Em: et Dom Luys d’Haro, se sont
- mis, come devant luy, pendant qu’il a paru, parderrier Eua
- ou plustot entre Eux deux, demy caché et pourtant fortdes
- Scouvert. Le Roy d’Espagne, qui estoit tousjours teste nue
- La regarde, sans se leuer faisant, comme sil ne l’eurpoint
- Veu, mais le regardant pourtant, avec un fort grand plaisier.
- dit a la Rogne, quil le trouvoit fort bien fait. La Royne rougit
- fort quand le Roy son fis parut. et la jeune Rogne fit aulvant.
- Le Noy a este long temps, a regarder sa belle Rogne, qu’il dit
- navoir pas trouvée sibelle, comme on luy avoit dit mais qu’apres
- l’avoir bien considerée, il a des couvert malgre, la laideur de
- l’hebit. et de la coissure. ce qui est vray, qui est en effeet, qu’elle
- est foro celle et fort aymable. Il’ en a pas paru fort content,
Cite
Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 4, fol. 56v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068769:0112?run=74