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Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 6B, fol. 133v

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  1. en cas de besoin. Mais ce commencement même, à
  2. moins d’une intelligence dans la place, ne se peut executer
  3. sans hazarder les vaisseaux s la rade, et les tropepes
  4. surla coste.
  5. Ooicy donc une autre maniere de descente
  6. (exemrte de toutes ces difficultés, qui paroist seure en elle le peu de temps qui reste de cette année pourtenir la mer
  7. même, et efficace pour les consequences. C’est qu’il faut car, si le trajet estoit fait une fois, on auroit encor
  8. faire descente non pas en France mais en Es pagne quele temps de reste pour agir dans ces paysla. En même temps
  9. sçavoir en Biscaye, et pour parler plus particulie remen
  10. dans la province de Guipuscoa frontiere avec la Franc
  11. Ou il faudroit se joindre avec les forces espagnoles, et fait
  12. conjointement une irruption en France, qui ne sçauroit
  13. manquer d’avoir des grandes suites, si l’on profite bien
  14. de la conjoncture
  15. Le Trajet à la verité est plus grand, que si on
  16. alloit en Bretagne ou en poictou, mais il n’est pas
  17. d’une distance excessive et n’a point de perit particulier
  18. qui l’accompagne. Les François se hazardoient bien
  19. d’aller de provence en sicile, a une distance bien plus
  20. grande. Le grand point est, que la mer est apresent libre
  21. aux forces des Alliés, et le peu de saison qui reste est enco
  22. savorable, pourveu qu’on ne la perde point. Le débar.
  23. quement ne souffre aucune difficulté. Le port de
  24. S. Sebastian, qui n’est pas à une journée des frontiere
  25. de la france est un des meilleurs de l’ocean. Il
  26. a l’entrée fort aisée, et des flottes entieres y sont
  27. à l’abry. il y a encor d’autres porte auprés, et
  28. (pourne rien dire de Bilbao qui est un peu plus eloigné)
  29. la riviere de Vidoso, qui se jette dans la mer à Fontarabie
  30. même est encor d’une assés bonne entrée, et cette
  31. forteresse asseure le dos et la retraite à une armée
  32. qui s’avancera dans le pays ennemi pour faire des
  33. entreprises. Il y a là des grandes montagnes, mais
  34. outre les passages accessibles par tout à l’infanterie
  35. il y a assés d’ouverture le long de la coste pour une
  36. marche aussi courte que celle la, et l’artillerie sera
  37. portée aisement par des bastimens qui iront terre à terre
  38. Je suppose donc qu’on fasse passerla mer à douze
  39. ou quinze mille hommes de bonnes frouppés, qui
  40. concerterles operations, cela fera une armée de trente
  41. mille hommes, aussi grande que ce pays la a veu depuis
  42. lenu temps devant la quelle le Duc de Nouilles ne sçauroit
  43. une partie du Languelloc, et de la Guienne, d’emporter
  44. Bayonne, de deliores le Bearn du joug de l’oppression.
  45. débarqueront à S. Sebastianou en viron. Cependant la Coux
  46. de Madrit, informée à temps, donnera ordre à l’armée de
  47. Catalogne de s’approcher pour estre à portée à fin de
  48. tenir, et qui sera capable de mettre s’en dessus dessons
  49. de faire revioreles enseignes Angloises, dont ces paysla

Cite

Leibniz-Handschriften zur Allgemeinen Geschichte LH 11, 6B, fol. 133v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068772:0266?run=74