Leibniz-Handschriften zu Preussen LH 19, fol. 29v
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- La dessus M. de Besser luy ayant propose de
- sen ouurir un peu avec moy, de qui il croyoit
- reconnoistre la sincerité et la aircomspection, il approuva
- cet expedient, et mon dernier sejour d’ouranienbourg
- nous ayant fait faire connoissance, il est venu insensi-
- blement à quelque ouverture, lors que nous allames hier
- ensemble d’oranienbourg à Schonhausen, et de là à Berlin
- Mons. d’ilgen me dit donc apres plusieurs autres
- discours, qu’il avoit permission de Mor l’Electeur même
- de me donner des éclaircissemens qu’on ne vouloit pas
- encor donner à tout le monde, et sur tout à quelques uns
- sella qui marquoient trop d’animosité, et que le
- temps desabuseroit. Mais que pour moy il me pouvoit
- dile sur sa conscience et sur son honneur, quoyque pourroient
- publier ou croire des personnes ou mal intentionnées ou
- mal informées, que jnmais l’intention de l’Electeur ny de
- ceux qui avoient l’honneur d’estre employés avec quelque
- confidence particuliere dans ces affaires
- presentes, avoit esté de pousser les choses à la querre, et
- de nuire à la suede et encor moins à la Maison de Bronsuic.
- que la Cour de Brandeboury avoit, tousjours esté obligée
- estre sur ses gardes à l’egard dela suede et de cultiver
- l’amitié du Roy de dannemare, pour balancer les
- choses. Maisqu’on n’avoit point eu la moindre
- intention de troubler le repos public: qu’on n’avoit
- jamais pris aucune liaisn avec le Roy de pologne
- touchant ce qu’il a fait en Livonie, arque
- que les Ministres De ce Roy n’oseront jamais
- dire le contrains, mais qu’une marque infallible decela
- esst que S. A. E. a casse cingmitte n cinq mille hommes
- apres la prise des deux forts de la Lrvonie.
- Qu’il est vray cependant que Monsgr Eleteur
- avoit esté obligé de tenir la conduite, qu’il a tenve à l
- egard du Roy de Dannemare par une raison u
- ea qui gere leleteur
- que peu de gens ont scue, mais qui sembloit engager
- Electeur à faire bien d’avantage: de sorte que ce
- qu’il a fait a esté la moindre chose de ce qu’on
- vouloit qu’il devoit faire. C’est celaeeosengagement, que des personnes
- qui semblent prendre à tache de blaner ce qu’on
- fait presentement, conseillé eux mêmes, ayant fait conclure
- avoient
- emes il y a huit ans si je ne me trompe un traité
- avec le Roy de dannemare qui porte que l’on s’assistera sans
- distinctiori, si la guerre est opsensive, et sans examinet
- le quel est l’aggreseur. Or les danois insistant extremement
Cite
Leibniz-Handschriften zu Preussen LH 19, fol. 29v. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/00068782:0070?run=74