Première Partie, fol. 354
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- III
- 354
- LA V YE DE M. DESCARTES.
- 030. 33 de Cuftilance. Mais ce qui luy a fait promeetre d’en faire,
- n C’est qu’il a eu peur qu’on lur demandat pourquoy il n’avoit
- pas choisi pour le Cujet de les objections la Dioptrique, ou il
- n dic avoir emploré dix ou onze ans d’écude, plutor qu’une
- n matière de Morale ou de Mécaphylique qui n’est poinedu tout
- n de (a profession. Cetre matié̀re ne pourant dere entendue
- que de fort peu de personnes, quoique chacun se mêle vo-
- n lontiers d’en juger, les plusignorans sont capables d’en dire
- n beaucoup de choles qui passene pour rray. semblables parmi
- ceux qui ne les examinent pas de Fort près. Au lieu que
- dans la Dioperique il ne pourroit enerer cant loit peu en
- n marière, qu’onne reconnue cres ćridemment la capacicé. II
- ne l’a deja quetrop montrée, lors qu’il a roulu coutenir que
- 3 les verres (pheriques scroient aussi bons que les hyperboli-
- ques, lur ce qu’il s’est imaginé qu’il n’écoir pas beloin qu’ils
- cussent plus d’un pouce ou demi-pouce de diamerre.
- Trois mois s’écoulerent lans que M. Petic entendit parter
- du Pourenir de M. Delcarres. L’impatience le sc aIlex ErOU-
- ver le P. Merlenne, pour lçaroir quand pourroiene venir les
- réponses qu’il accendoie aux objections qu’il lur avoic en-
- vorées lur l’existence de Dieu. Le P. Mersenne qui sçavoit
- la dispolition de M. Delcarres à cer ćgard, n’ola la déclarer
- à M. Perie craignane de le metere en mauraile humeur. Pour
- lur donner quelque latisfaction il en écririe à M. Delcartes
- au mois de Seprembre, et il le pria de luy écrire quelque
- Chole qu’il pur montrer a M. Petir atin de ne le point ta
- Fom. 2. des cher. M. Delcarres écririt à ce Pere le premier jour dOc-
- tobre, qu’il n’avoit point contume de Aater les adverlaires;
- X que (IM. Pecit le Fachoir de Con Cilence, il auroit encore
- beaucoup plus de lujet de se Facher d’une réponse qu’il luy
- feroit, parce qu’allurément il ne l’éparoneroit pas dans une
- matiere ou il donnoit rant de prise sur lur. Les raisons que
- M. Petit dvoi apportées dans son écrit pour prourer l’exil
- cence de Dieu luy aroient paru si badines, qu’il sembloit s’étre
- voulu mocquer de Dieu en les écrivant. II est vray qu’il y en
- avoic une qu’il avoit empruntée du lirre de MI. Delcartes,
- mais il luy aroit oce toute la force par le chansement de
- place ee l’alteration qu’il luy avoir causée. II manda donc
- au P. Mertenne qu’il pourroic dire à M. Perie n qu’il arten-
- doit
- DanS les
- premieres
- objections.
- RetrF. P. 339.
- MHIIBIHI
Cite
Première Partie, fol. 354. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/1040716539:0430?run=74