Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 109
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- Les Fommes ne pensent pas toujours. L. rV. II. 109
- Deut nier sans contredire grostierement la pluS CONMUNCC H A P. La.
- experience. Car ce qu’on peuc dire tout au plus sur cet
- article, c’est, qu’il est possible que l’Ame pense toujours;
- mais qu’elle ne conserre pas coujours le Courenir de ce
- qu’elle pense: et mor, je dis qu’il est aussi possible, que
- l’Amc ne pense pas toujours; et qu’il est beaucoup pliis
- Probable qu’elle ne pense pas quelquetois, qu’il eA pro-
- bable qu’elle pense lourent et pendtant un aslez lono-temps
- tout de luite, Tans pouroir etre COnrainCUE, UN MOMEHE
- apres, d’aroir cu aucune pentéc.
- S. F9. Suppoler que l’Ame Densc et que l’Iomme ne
- s’en appercoit point, c’est, comme j’ai déja dit; Fairo
- deux personnes d’un scul homme; et c’est dequoy l’on
- aura lujet de Coupconner ces Messieurs, si on prend bien
- carde à la maniere dont ils s’expriment en cetre occasion.
- Car il ne me Tourient pas d’avoir remarqué, que ceux qui
- nous disent, que l’Ame pense toujours, disent jamais, que
- l’Flomme pense toujours. Or l’Ame peut-elle pentcE, tans
- que PTTomme pente: o bien, l’Hlomme peut-it penter,
- Lans en ctre corrraincu en lur-même Ccta palteroit ap
- Paremment pour galimathias, fi d’autres le diloient. Ouc
- S’ils viennent à soutenir que l’Hlomme pense tolijours,
- mais qu’il n’en cst pas toujours conraincu en luzmême;
- ils Pcurent tout aussi bien dtre, que le Corps est étendie
- ans aroir des parties: Car de dire que le Corps est éten-
- du sans aroir des parties, et qu’une chole penle Tans Con-
- noitro et sans s’axperceroir qu’elle pense, ce lont deux
- alserrions également inintellisibles: Et ceux qui partent
- ainsi, Teront tout aussi bien Fondez a Poutenir, I cela
- Deut serrir à leur hypothele, que l’Homme a: Folijours
- Faim, mais qu’il ne le sent pas toujours; puitque la P’airm
- Consiste dans ce sentiment, Comme la DenSĆC COnSistC àC:
- tre conraineu qu’on pense. S’ils dilent, que lHomme
- es toujours conraincu en luy-même qu’il pense, je de:
- mande, D’ou le larentils: Cette conriction n’elt autre
- cholc que la perception de ce qui se passe dans l’Ame de
- LiFsomme. Or un autre Fomme peut il s’alturer que je
- lCrS.
Cite
Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 109. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0171?run=74