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Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 109

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  1. Les Fommes ne pensent pas toujours. L. rV. II. 109
  2. Deut nier sans contredire grostierement la pluS CONMUNCC H A P. La.
  3. experience. Car ce qu’on peuc dire tout au plus sur cet
  4. article, c’est, qu’il est possible que l’Ame pense toujours;
  5. mais qu’elle ne conserre pas coujours le Courenir de ce
  6. qu’elle pense: et mor, je dis qu’il est aussi possible, que
  7. l’Amc ne pense pas toujours; et qu’il est beaucoup pliis
  8. Probable qu’elle ne pense pas quelquetois, qu’il eA pro-
  9. bable qu’elle pense lourent et pendtant un aslez lono-temps
  10. tout de luite, Tans pouroir etre COnrainCUE, UN MOMEHE
  11. apres, d’aroir cu aucune pentéc.
  12. S. F9. Suppoler que l’Ame Densc et que l’Iomme ne
  13. s’en appercoit point, c’est, comme j’ai déja dit; Fairo
  14. deux personnes d’un scul homme; et c’est dequoy l’on
  15. aura lujet de Coupconner ces Messieurs, si on prend bien
  16. carde à la maniere dont ils s’expriment en cetre occasion.
  17. Car il ne me Tourient pas d’avoir remarqué, que ceux qui
  18. nous disent, que l’Ame pense toujours, disent jamais, que
  19. l’Flomme pense toujours. Or l’Ame peut-elle pentcE, tans
  20. que PTTomme pente: o bien, l’Hlomme peut-it penter,
  21. Lans en ctre corrraincu en lur-même Ccta palteroit ap
  22. Paremment pour galimathias, fi d’autres le diloient. Ouc
  23. S’ils viennent à soutenir que l’Hlomme pense tolijours,
  24. mais qu’il n’en cst pas toujours conraincu en luzmême;
  25. ils Pcurent tout aussi bien dtre, que le Corps est étendie
  26. ans aroir des parties: Car de dire que le Corps est éten-
  27. du sans aroir des parties, et qu’une chole penle Tans Con-
  28. noitro et sans s’axperceroir qu’elle pense, ce lont deux
  29. alserrions également inintellisibles: Et ceux qui partent
  30. ainsi, Teront tout aussi bien Fondez a Poutenir, I cela
  31. Deut serrir à leur hypothele, que l’Homme a: Folijours
  32. Faim, mais qu’il ne le sent pas toujours; puitque la P’airm
  33. Consiste dans ce sentiment, Comme la DenSĆC COnSistC àC:
  34. tre conraineu qu’on pense. S’ils dilent, que lHomme
  35. es toujours conraincu en luy-même qu’il pense, je de:
  36. mande, D’ou le larentils: Cette conriction n’elt autre
  37. cholc que la perception de ce qui se passe dans l’Ame de
  38. LiFsomme. Or un autre Fomme peut il s’alturer que je
  39. lCrS.

Cite

Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 109. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0171?run=74