Search the Nachlass

Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 201

Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. Mean line confidence on this page: 0.93.

Original at the GWLB · Page image · Annotations (IIIF) · Download text

The machine reads it as

  1. es de ses Modes Simples. LIV. II.
  2. prit. Car candis que nous pensons, Ou que nous recC- CH A l.
  3. vons successirement plusieurs idécs dans notre Esprit,
  4. nous connoissons que nous exictons, et ainsi nous pou-
  5. rons appeller notre existence, ou la continuation de no-
  6. tre Ftre, ou de toute auere chose qui soit commenturable
  7. a la Cuccestion des Idées qui paroissent es dilparoissent
  8. dans notre Plprit, durée de nous-mêmes, ou de toute au-
  9. tre cholo qui coexilte avec nos penlées.
  10. 5. 4. Oue la notion que nous arons de la Succession
  11. et de la Durée nons vienne de cette Tource, je reux dire,
  12. de la Refexion que nous Faisons sur cette luite d’Idées
  13. que nous royons paroitre l’une apres l’autre dans notre
  14. LSpriE, c’est ce qui me semble luirre cridemment de cc
  15. que nous n’arons aucune perception de la Durée, qu’en
  16. considerant cette liite d’Idées qui se luccedent les unes
  17. aUZ aueres dans notre Entendement. Pn efet, des que
  18. cette uccession d’Idées rient à cesser, la perception que
  19. nous arions de la Duréc, cesle aussi, comme chacun l’é-
  20. Proure clairement par luy-même lor(qu’il rient à dormie
  21. protondément; car qu’il dorme une heure, ou un jour,
  22. un mois, ou une année, il n’a aucune perception de la
  23. durée des choles tandis qu’il dort, ou qu’il ne sonse à
  24. rien. Cetre durée est alors tout-a Fait nulle a lon égard,
  25. et il luy semble qu’il n’y a aucune distance entre le mo-
  26. ment qu’il a cessé de penter en s’endormant, ee celui au-
  27. quel il s’estroreillé. Ft je ne doute pas, qu’un homme
  28. ereillé n’éxrourat la même chose, s’il lur étoit possible
  29. de n’aroir qu’une seule idée dans l’Psprit, Tans qu’il y ar-
  30. rirat aucun chansement, et qu’aucune autre ne s’y vint
  31. Joindre. Nous royons, tous les jours, que, lors qu’une
  32. perlonne Aixc les penlées arec une extreme application
  33. Tur une seule chose, en forte qu’il ne longe prelque point
  34. a cette luite d’idées qui se succedent les unes auX autres
  35. dans Con Lsprit, il laisse échapper, lans y Faire refexion,
  36. une bonne partie de la Duréc qui s’écoule pendant qu’il
  37. est dans cetre forte contemplation, s’imaginant que ce
  38. remps es beaucoup plus coure, qu’il n’est eRfectirement.
  39. Ouc
  40. 2
  41. LlV.

Cite

Essai Philosophique Concernant L'Entendement Humain, Ou L'On Montre Quelle Est L'Etenue De Nos Connoissances Certaines, Et La Maniére Dont Nous Y Parvenons, fol. 201. Machine transcription, not an edition: Leibniz Legible (model FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74). https://leibnizlegible.com/page/778273318:0263?run=74